Guinée : quand le mauvais arrimage s’affiche de façon ostentatoire en pleine circulation

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Des  barres métalliques, juste entreposées sur le toit, qui glissent et tombent vers l’avant d’un véhicule. Un spectacle des plus habituels qui s’offre au regard des passants. On voit bien l’effet perturbateur que produit l’incident sur la circulation. Le véhicule est immobilisé en pleine chaussée et le conducteur s’affaire avec un assistant à remonter les barres et les attacher. Malgré toute la gêne qui en résulte pour la circulation, rares seront ceux qui vont en dire un mot ou élever le ton.  Plutôt, ils seront nombreux à s’en accommoder et réagir en fonction de l’humeur ou des circonstances. S’arrêter et attendre que la voie se dégage ou contourner l’obstacle.

Pourtant, dans le transport routier,  il n’est pas nécessaire d’être un expert pour savoir que les bagages que l’on transporte doivent être bien arrimés. Cela reste une condition essentielle pour garantir la sécurité desdits bagages.  Mais aussi celles du véhicule lui-même, de son conducteur et des autres usagers.  Oublier ce principe ou ne pas en tenir compte traduit un manque évident de professionnalisme. C’est une faute grave.

Voilà pourquoi, la règlementation actuellement en vigueur chez  nous, classe  la  rupture d’arrimage dans la cinquième classe des infractions au code de la route. L’échelle la plus élevée en termes de gravité. Et conséquemment, elle fait partie des infractions les plus sévèrement punies.

Les cas les plus éloquents se traduisent par la chute de conteneurs ou de colis sur des camions de transport de marchandises. Dans ces cas de figure, au-delà du caractère spectaculaire qui s’offre à la vue de tous, il y a les pertes matérielles qui en découlent et plus grave, la paralysie de la circulation et les risques encourus  par les usagers.

La professionnalisation effective de l’activité de transport routier est un passage obligé pour mettre fin à ce genre de comportements. Mais, tout le long du processus et même après, il faudra de la rigueur dans l’application des textes.