Guinée : Rotary Club Conakry organise un débat sur la gestion d’Ebola et la Covid-19

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Le mois d’avril est consacré à la santé de la mère et de l’enfant. Une opportunité saisie ce samedi 24 avril 2021 par Rotary Club de Conakry pour parler de la santé notamment de la gestion de l’épidémie hémorragique à virus Ebola et de la pandémie Covid-19, a-t-on constaté sur place. Plusieurs cadres de Rotary Club de Conakry et certains à l’international ont pris part par visioconférence à cette rencontre.

A cet effet, Thierno Iliassa Baldé, le président de Rotary Club de Conakry a rappelé qu’ils sont  une organisation humanitaire où il y a des hommes et des femmes professionnels qui se réunissent pour impacter la société à travers des activités et des axes.

« Nous avons plusieurs axes d’intervention notamment dans l’environnement, dans la santé, dans l’éducation et dans la paix. Le mois d’avril étant consacré à la santé de la mère et de l’enfant, nous avons jugé nécessaire  d’organiser une conférence pour pouvoir parler de la santé.

En Guinée, l’actualité est marquée par l’épidémie hémorragique à virus Ebola et par la pandémie du Coronavirus. Nous avons sollicité des experts en la matière pour partager des informations avec les membres de Rotary Club et à tous les Guinéens en général. Il y a d’autres rotariens à l’international qui ont pris part à cette conférence sur la gestion de l’épidémie Ebola et la Covid-19 en Guinée », dira-t-il.

Avant de poursuivre : « nous avons écouté les experts. Personnellement, j’ai beaucoup appris par rapport à la gestion d’Ebola et la Covid-19 en Guinée. Il y a une chose qui m’a particulièrement marqué et qu’on ne le dit pas souvent, c’est le fait que la Guinée a une capacité d’exporter des expertises. Dans son exposé, Dr Bouna Yattassaye a évoqué le cas d’Ebola où les experts guinéens sont allés en République Démocratique de Congo (RDC) pour épauler leurs collègues ».

Dans le même sillage, Thierno Illiassa Baldé a fait savoir qu’au courant du mois de février 2021, le Rotary Club de Conakry a lancé un projet qui intervient dans la santé de la mère et de l’enfant à l’hôpital Ignace Deen sis à Kaloum. A l’époque, leur organisation avait mobilisé une enveloppe financière de 32 mille dollars  pour financer le dépistage précoce du VIH au niveau de la mère et de l’enfant. L’objectif est  “d’aider la communauté locale pour le bien-être des femmes et des enfants guinéens”.

Dans son intervention, le panéliste et Directeur général adjoint de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS), Dr Bouna Yattassaye a indiqué que le président de la République a mis en place une agence en Guinée dont la mission est de préparer le pays à riposter contre les épidémies. « Aujourd’hui, nous avons un personnel qualifié et qui continue à se perfectionner pour gérer les prochaines épidémies et celles qui sont en cours en Guinée », s’est il réjoui.

Interrogé sur les dernières informations de la Covid-19 en Guinée, Dr Bouna Yattassaye dira ceci : « en ce qui concerne la situation de la Covid-19, nous optons beaucoup plus sur la vaccination. Nous avons vacciné plus de 87 mille personnes à la première dose et plus de 30 mille personnes avec la deuxième dose. Nous avons débuté vendredi la vaccination dans toutes les 33 préfectures de la Guinée. Nous avons envoyé 300 mille vaccins et les prochains vaccins arrivent dans les semaines prochaines ».

S’agissant de l’épidémie à virus Ebola, il a précisé qu’à la date d’aujourd’hui, il n’y a pas de nouveau cas dans le pays. « Nous n’avons qu’une seule malade à Nzérékoré qui va sortir les jours à venir. Nous continuons la vaccination dans cette région forestière », a-t-il souligné.

Pour sa part, Lise Martel, la Directrice pays CDC en Guinée est revenue sur les objectifs de son institution. « Nous travaillons beaucoup dans les épidémies. Comme l’ANSS est une agence du ministère de la Santé qui gère les épidémies, elle est naturellement un bon partenaire pour nous. Principalement, nous travaillons sur deux volets notamment, le Programme Epidémiologique du Terrain (FETP) que nous finançons à travers un de nos partenaires. Il s’agit des agents formés qui vont sur le terrain pour investiguer les maladies. Ils font aussi des suivis des contacts que cela soit la Covid-19 ou soit Ebola. Ils collectent toutes les données et les remettent au ministère de la Santé à travers l’ANSS. Cette dernière analyse et prend des décisions », a-t-elle précisé.

En plus, martèle-t-elle : « nous aidons l’ANSS avec la collecte des données dans un système qui s’appelle DHIS2  à savoir (Système Electronique pour la Capture et l’Analyse des Données pour la prise de décision concernant les maladies à potentiel épidémiologique). C’est une plateforme électronique qui permet de capturer et analyser des données pour que les décisions soient prises en temps réel ».