Guinée : RPG, le parti au pouvoir se prononce sur la grève du SLECG

octobre 20, 2018 4:16
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Le RPG-Arc-en-ciel, parti au pouvoir s’est prononcé ce samedi 20 octobre sur la crise qui mine ne secteur éducatif. Selon son député Mohamed Lamine Kamissoko, « c’est un comportement de déstabilisation de l’Etat ». C’était à faveur du meeting traditionnel au siège national à Gbessia. Lisez plutôt sa déclaration !

« Nous sommes face à une situation. Mais la question qui se pose, est-ce qu’il faudrait sacrifier l’avenir de nos enfants pour des fins politiques ? D’abord, cette grève, quand on se met dans la rationalité, les augmentations se font en pourcentage, c’est-à-dire, 3%, 4% ou 5%. Rarement au cours d’une année que l’on passe  à 40%. C’est la première fois en République de Guinée que les gens se mettent à imposer au chef de l’Etat et à son gouvernement pour dire niet, il faut 40%.  Cela nous a amené à faire des ponctions sur certaines dépenses d’investissement pour satisfaire ce programme. Mais cela n’a pas suffi, on demande encore une augmentation de salaire de base à 8 millions de francs guinéens alors que nous n’avons même pas fini de soigner cette saignée financière. Nous lançons un appel aux parents d’élèves d’ouvrir les yeux en acceptant d’envoyer les enfants à l’école. Si vous êtes des syndicalistes, mettez vos revendications sur vos pancartes et marchez pour dire ce que vous voulez. Mais ne faites pas des enfants des boucliers parce que voulez qu’il y ait des morts et mettre cela sur les réseaux sociaux uniquement pour discréditer le président de la République et son gouvernement. Il ne faut pas que nous tombions dans l’illusion monétaire pour croire à cette histoire de huit millions de francs guinéens. C’est un comportement de déstabilisation de l’Etat. Nous avons franchi le cap syndical, il faut que les gens le disent, s’ils sont politiciens, qu’ils laissent la couverture syndicale et qu’ils s’investissent dans les activités politiques. Mais s’ils se disent syndicalistes, qu’ils restent dans les normes de revendications syndicales….»