Guinée : vers la création des plate-formes agricoles et animales

juillet 23, 2019 11:09

La Guinée regorge d’énormes potentialités pour son développement. Au-delà de ses richesses minières, son potentiel agricole demeure l’un de ses atouts non des moindres, avec des terres arables évaluées à environ 6,2 millions d’hectares, dont 25% seulement sont cultivés annuellement. Aussi, les pâturages naturels et diversifiés y abondent, avec une superficie évaluée -en 1993- à 70.000 km2 composée de près de 350 espèces fourragères. Le pays dispose d’environ 300 km de côte maritime, lui offrant ainsi d’importantes potentialités en matière de développement de l’économie bleue.

Malgré tous ces acquis naturels, le pays importe près de 745 millions de dollars de produits alimentaires frais, la plupart desquels peuvent être produits localement, en particulier les céréales dont la valeur d’importation s’élève à 339 millions de dollars.

C’est pour inverser cette tendance et stimuler un développement durable que s’est tenu un forum sur les zones spéciales de transformation agro-industrielles, ce lundi 22 juillet 2019, à Conakry. Une initiative du gouvernement, sous la conduite du chef de l’Etat, avec le financement de la Banque africaine de développement, à travers le projet « Nourrir l’Afrique 2016 – 2025 ».

Outre les représentants du gouvernement, les membres du secteur privé et les partenaires au développement, la cérémonie, marquée par des panels, des tables-rondes, des expositions et des conférences, a été rehaussée de la présence effective du président Alpha Condé.

Selon les porteurs du projet, il est prévu la réalisation de dix agropoles, dont la mise en œuvre démarrera très bientôt à Boké et à Kankan. Le choix de ces deux régions, dit-on, est motivé par le souci de minimiser les lourds coûts d’investissements en tirant profit des activités et initiatives en cours dans ces régions. Toutefois, il s’étendra sur les deux autres régions, à savoir la Moyenne Guinée et la Guinée Forestière, avec une zone spéciale à Faranah.

Dans son discours de circonstance, le président de la République a manifesté son désir de faire de la Guinée un grenier de la sous-région pour ainsi réduire drastiquement les sorties massives des devises. Un penchant partagé par les acteurs du secteur privé massivement mobilisés à cet effet.