Guinée : vers la création d’une nouvelle force politique de l’opposition

janvier 16, 2019 5:49

Sur initiative de certains leaders politiques guinéens en majorité de l’opposition, une rencontre s’est tenue mardi 15 janvier au siège du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) de Lansana Kouyaté sis à Lambanyi. Ainsi, au lendemain de cette réunion entre ces leaders politiques, notre rédaction a contacté Bah Oury de l’UFDG Renouveau pour en savoir davantage les raisons. Crédit photo : Page Facebook Ousmane Yattara.

Selon lui, il s’agissait « d’une réunion informelle, préliminaire entre des leaders politiques  qui s’interrogent et qui posent la question sur comment faire en sorte que la Guinée puisse évoluer dans un environnement institutionnel  stable afin que la démocratie puisse s’enraciner davantage ».

Ensuite Bah Oury dira que c’est pour que « des valeurs partagées ‘’entre leaders politiques’’ puissent triompher afin que toute la classe politique, toute tendance confondue,  ait une même conception minimale de l’évolution  politique de notre pays. Cela est quelque chose d’intéressant.»

L’objectif est «d’envisager de faire la politique autrement dans une démarche qui peut aboutir à une recomposition de la politique en profondeur dans notre pays », martèle-t-il.

Il a été question, a-t-il ajouté, « d’un tour de table  pour s’enquérir de la position des uns et des autres par rapport à cette nécessité de se retrouver, d’échanger, de se remettre en question et d’envisager l’avenir  pour que ce pays s’engage dans une dynamique de stabilité et de démocratie ».

Peut-on s’attendre à la formation d’un bloc ou d’une plateforme politique  dans les jours à venir pour harmoniser ce combat?

Bah Oury dira que « lorsque vous rencontrez des leaders politiques, chacun vient avec ses idées, sa façon de faire avec une arrière-pensée que dans le cadre des discussions, des échanges et que, progressivement, les uns et les autres vont converger sur les priorités essentielles. Ce que personnellement, j’entends promouvoir, c’est de privilégier à tout instant l’intérêt du pays, le renforcement de la démocratie et puis la mise en force des valeurs sur lesquelles les futurs responsables politiques et actuels pourront s’appuyer pour que la politique au lieu d’effrayer, de faire déchirer la société, que ce soit un facteur qui rassemble et qui permet à tous d’avoir un sentiment de sécurité et de créer l’espoir  pour la grande majorité de nos compatriotes. (…) ».

Enfin, l’ancien ministre de la Réconciliation nationale a indiqué qu’il y avait la présence de plusieurs leaders politiques dont Sidya Touré de l’UFR, Dr Ousmane Kaba,  du PADES, etc.