Hajj 2018: les premiers pèlerins guinéens quitteront l’Arabie Saoudite le 3 septembre

août 29, 2018 1:41
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Après plus d’un mois de pénitence et d’intenses prières à la faveur du Hajj, les pèlerins guinéens s’apprêtent à rentrer au bercail. Selon le calendrier préétabli par la commission d’organisation du pèlerinage, le premier convoi quittera l’Arabie Saoudite le 3 septembre pour la Guinée, rapporte à Guinéenews Thiany Yansané, délégué général de la Commission Nationale d’Appui au pèlerinage.

En attendant, d’autres pèlerins que notre Rédaction a pu joindre sur place, nous ont confiés leurs conditions de vie restent très précaires. En raison, indiquent-ils, de l’insalubrité, l’incivisme, l’amateurisme des organisateurs…

En outre, nombreux sont des pèlerins qui se plaignent de la qualité des  repas proposés et qui d’ailleurs, dénoncent-ils, n’arrivent toujours pas à l’heure.

 «Pendant le Hajj  dès que vous arrivez sous les tentes des Guinéens, c’est l’insalubrité que vous remarquez. Ils jettent les ordures partout, et utilisent les toilettes n’importe comment sans aucune hygiène. C’est vraiment déplorable…  En plus de cela, les repas ne sont pas servis à temps. Par exemple quand nous sommes partis à Mina, le petit déjeuner était servi à 14heures, le diner à 1 heure du matin.  Une situation qui retarde le déroulement du programme et d’ailleurs la plupart des aliments servis restent à désirer. Les organisateurs, au lieu de faire appel aux Guinéennes qui sont là pour les services, ont préféré recruté des étrangers comme somaliennes qui ne connaissent rien dans la gastronomie guinéenne…», a expliqué un de nos interlocuteurs.

D’ailleurs, selon une autre source, le restaurateur Macram Castering qui a assuré les repas des pèlerins à Mina, peine encore payé les salaires des dizaines de Guinéens qu’il a employés pour assurer le service.

Au total 27 convois avaient transporté les pèlerins guinéens vers la Mecque. Si ce nombre de vol est respecté pour le retour, les 7 milles 500 Guinéens mettront au moins une quinzaine de jours avant de retrouver leurs familles respectives à Conakry. Reste à savoir dans quelles  conditions.

Une dépêche de Dalanda Bah en collaboration avec Ousmane Traoré