Heurts inter syndicalistes: accusé par le groupe de Soumah, Amadou Diallo nie tout et fait des révélations

mai 1, 2019 6:00

Accusé d’être à la base des violences qui ayant marqué la célébration de la fête internationale des travailleurs ce mercredi 1er mai au Palais du peuple de Conakry, le Secrétaire général de la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée), Amadou Diallo balaie d’un revers de la main cette accusation et mieux, il se pose en victime pour avoir ‘’essuyé’’ des projectiles pendant que leur groupe était paisiblement installé à la tribune.

« Nous étions paisiblement installés lorsqu’ils sont venus nous jeter des projectiles à la tribune. Nous sommes une centrale responsable et mûre. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous livrer à un tel agissement. Depuis le 2 avril, nous avons écrit à l’administrateur général du Palais du peuple afin nous autoriser à occuper l’Esplanade ce mercredi 1er mai. L’administrateur général nous a demandés 2 500 000 fg que nous avons payés contre reçu. C’est ce qui nous donne implicitement le droit d’occuper cet espace.

Entretemps, l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée) dirigée par Abdoulaye Camara est venue nous demander si nous pouvons accepter que sa centrale fête avec nous. Nous avons répondu que nous sommes la centrale mère, nous ne trouvons aucune objection de fêter avec une centrale quelle qu’elle soit. C’est à la dernière minute que nous avons appris que le groupe de Abdoulaye Sow (l’autre Secrétaire général de l’USTG) a fait coalition avec 11 autres centrales syndicales pour venir fêter au Palais du peuple. J’ai dit qu’ils ne pouvaient pas dès lors qu’ils n’ont pas participé aux travaux préparatoires. Donc, nous voyons mal qu’ils soient avec nous au Palais du peuple. Ils ont forcé la situation arguant que le Palais du peuple appartient à tout le monde et qu’il n’y a pas de raison qu’ils n’y viennent pas.

C’est vrai que cet édifice appartient à tout le monde mais, nous sommes les premiers à avoir écrit officiellement à l’administrateur général. Nous avons demandé à chaque centrale syndicale de payer une somme de 10 millions de francs guinéens en guise de prime de participation dans le cadre des préparatifs de la fête. L’USTG de Abdoulaye Camara a payé ainsi que deux autres centrales syndicales.

Ces différentes sommes ont été mises à la disposition de la commission d’organisation pour la location des chaises, des tentes etc. Comment voulez-vous que nous fassions tous ces travaux et que des gens qui n’ont pas contribué viennent gâcher la fête. Nous avons toutes les preuves, ce sont eux qui nous ont jeté les projectiles à la tribune. »