Hommage aux « guerriers en blanc » qui avancent sans jamais reculer

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Le Quotidien du Peuple, partenaire de guineenews.org

À la fin de l’année 2019 et au début de l’année 2020, une épidémie de pneumonie à nouveau coronavirus a frappé Wuhan, la capitale de la province du Hubei (centre de la Chine). Dans la guerre contre ce fléau, les hôpitaux sont le champ de bataille et le personnel médical sont les soldats !

Dans le train à grande vitesse, le visage fatigué de l’académicien Zhong Nanshan, âgé de 84 ans, émeut tous ceux qui le voient. Les uns après les autres, tout le personnel médical qui a pris l’initiative de « ne penser à la rémunération, ne pas tenir compte de la vie ou de la mort » est vite devenu populaire sur tous les réseaux, et chacun admire les équipes médicales qui n’évitent pas les périls et ne craignent pas les difficultés, impressionnant tout le monde… Ils sont présents dans des endroits dangereux, et ils avancent sans jamais reculer vers le champ de bataille !

Le 22 janvier à 9 heures, Wu Xiaoyan, un pathologiste de l’Hôpital du Peuple de l’Université de Wuhan qui avait déjà entrepris son voyage de retour dans sa famille, est revenu à Wuhan immédiatement après avoir reçu un appel d’assistance médicale de l’hôpital et est apparu à son poste plus de deux heures plus tard. « Tout le monde se bat. Ce n’est que lorsque je reviens sur le champ de bataille que je peux me sentir à l’aise », a-t-il déclaré.

« Mes « frères d’armes » sont tous là. Plus le danger est grand, plus il faut être à l’avant-garde ! », a de son côté dit Yan Li, médecin-chef adjoint du Département de médecine d’urgence de l’hôpital Tongji affilié à l’Université des sciences et technologies de Huazhong, qui avait présenté une demande de vacances à l’hôpital le 22 janvier. Alors que la famille était sur le point de partir en voyage, elle est revenue à l’hôpital depuis l’aéroport.

Zhu Hu, qui venait de finir une mission d’aide au Tibet et avait été transféré au Centre de santé mentale de Wuhan en tant que vice-doyen, a été transféré d’urgence à l’hôpital Jinyintan de Wuhan le 22 janvier pour travailler aux côtés de ses collègues. « Le jour où j’ai reçu l’ordre de mission, c’était le lendemain du retour de ma fille de Beijing à Wuhan pour la Fête du Printemps. Zhu Hu a à peine eu le temps de revoir sa fille et s’est précipité à l’hôpital Jinyintan. Craignant d’infecter sa famille, il vit depuis dans un hôtel près de l’hôpital et n’a toujours pas le temps de rencontrer davantage sa fille.

« Pas de salaire, sans tenir compte de la vie ou de la mort, nous allons là où on nous appelle ! », « Tout le monde est uni pour freiner l’épidémie, nous le pouvons ! », « Nous sommes membres du Parti communiste, nous sommes déterminés à combattre en première ligne ! ». A Wuhan et dans tout le pays, le personnel médical fait face et a écrit ce genre de paroles fortes sur le « Livre d’or du combat contre le virus ».

Quand un endroit se trouve en difficulté, l’aide vient de partout. Plus de 6000 membres d’équipes médicales sont aujourd’hui présentes au chevet du Hubei, ils sont venus de Beijing, de Shanghai, du Guangdong, du Sichuan, du Jiangsu… ils se sont d’instinct portés volontaires, avançant bravement sans jamais reculer et combattent le fléau aux côtés des habitants de Wuhan !

Services de traitement de la fièvre, hôpitaux désignés, hôpitaux spécialisés, zones d’observation, zones de quarantaine et « zones rouges », autant de termes qui ne manquent pas d’intimider les gens ordinaires. Cependant, à Wuhan 60 000 membres du personnel médical restent fermes à leur poste pendant cette lourde tâche, et plus de 15 000 « soldats en blanc » combattu en première ligne pour vaincre l’épidémie.

Selon le directeur du service de traitement de la fièvre du 7e hôpital de la ville de Wuhan, depuis l’ouverture du service le 22 janvier, l’hôpital a six services pour des admissions 24 heures sur 24 et mobilisé neuf médecins pour servir les patients en ambulatoire en même temps. Le nombre moyen de patients admis chaque jour est d’environ 1 000.

Le 29 janvier entre minuit et 4 heures, Liu Liang, une infirmière du Centre de purification du sang du 2e Hôpital Xiangya de l’Université Centrale du Sud, a coopéré avec le Dr Liu pour traiter 4 patients gravement atteints. Les travailleurs médicaux de première ligne portent 5 couches complètes de vêtements pour effectuer diverses mesures infirmières telles que le prélèvement de sang, l’analyse des gaz sanguins et les injections. Après une période de repos, elle a immédiatement repris son service de jour de 16h à 20h. « Sous ces vêtements de protection épais, le moindre petit mouvement devenait très difficile. Je n’ai pas eu une minute de repos pendant 4 heures, et la sueur a très vite complètement trempé mes vêtements », a-t-elle raconté.

Quelques jours seulement après son arrivée au 1er Hôpital du Peuple du district de Jiangxia à Wuhan, Sun Liqun, cheffe de l’équipe d’aide médicale du Jiangsu et directrice adjointe des soins intensifs au 2e Hôpital affilié de l’Université médicale de Nanjing, avait une voix rauque. Au cours des derniers jours, avec les médecins locaux, elle a fait le tour des chambres tous les matins pour guider l’élaboration des plans de traitement. C’est seulement à 14 heures qu’elle pouvait déjeuner, et quand son repas était froid, elle se contentait de le tremper dans de l’eau bouillante et faisait avec.

Le danger est partout. « Si un combattant vient à tomber, nous avons d’innombrables autres qui se lèvent. Comme toujours, nous sommes solides au poste et relevons des défis inconnus ! ». Huang Yanqing, une infirmière affectée à l’unité de soins intensifs de l’hôpital Jinyintan de Wuhan, vient du 2e Hôpital Xiangya de l’Université Centrale Sud. C’est après avoir vu un médecin de Wuhan, encore fort après avoir été infecté, qu’elle a écrit cette phrase dans son cahier.