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    Humour : B, cette deuxième lettre de l’alphabet français « négativement » vue par Adama Dahico

    De toute vraisemblance, des semeurs de terreur on fait que l’humoriste ivoirien Adama Dahico ne voit pas d’un bon œil la lettre B. Dans un style d’humour dont lui seul en a l’inspiration, le président du parti Dôrôminkan a égayé plus d’un en dressant un regard plutôt critique de cette lettre par laquelle commence pourtant le mot Bonheur, auquel aspire tout le monde. Adama Dahico le fait dans un sketch qu’il a joué ce jeudi 14 mars 2019 à Conakry.

    D’entrée, l’hôte de Conakry a fait noter qu’il y a des gens qui utilisent la lettre B pour nuire à leurs semblables. On les appelle les djihadistes, les terroristes. Mais Dahico, lui, il les désigne par l’appellation  » les ennemis de l’humanité ». Car, dit-il, partout où les djihadistes ont bombardé avec des balles et des bombes, le nom de ces endroits comme par la lettre B.

    « Ils ont bombardé Bataclan, Bamako, Burkina, Bassam, Bruxelles, Benghazi, Bagdad, Bandiagara, Balkan, Bagassola. Et quand les Béninois ont vu le danger venir, leur ancien président Yani Boni avec le nom commençant par B, ils ont dit : « Ah, on n’a qu’à changer le nom du Bénin. On n’a qu’à dire Dahomey », a-t-il énuméré sous les ovations nourries des spectateurs.

    Dans le même sillage, Adama Dahico a présenté les djihadistes comme des gens qui n’ont pas de chargé de communication, et que bizarrement quand ils commettent un acte ignoble, tous les médias européens et africains parlent d’eux à la Une de leurs journaux respectifs. « Mais un pauvre artiste qui a son CD, qui a son livre, et qui demande aux mêmes médias, on lui dit non. Alors que les mêmes médias, vous faites la promotion des gens qui vous ôtent la vie ».

    Et comme si tout le tort causé à la lettre B ne lui suffisait pas, l’inspiré humoriste ivoirien a jouté ceci : « Pour reconnaitre des djihadistes, c’est facile. Ils portent un bonnet. Ils mettent le burqa sur le visage de leurs femmes. Ils portent le boubou. Ils portent la babouche. Quand ils vont quelque part, ils collaborent avec Boko Haram, qui ne cherchent que les Blancs. Et ça crée du buzz. Leur premier chef s’appelait Ben Laden, tué dans un bunker, ordonné par Bush, achevé par Barack. Les djihadistes, voici des gens qui ne font pas de bisous, qui ne font pas de baisers et qui ne prennent pas la bière. Mais ils prennent les filles des gens pour aller les (…) brutaliser », a-t-il conclu.

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