«Il faut faire en sorte que le pays ne bascule pas dans des extrêmes», alerte l’UFR

juillet 3, 2018 2:34
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Dans la conduite d’une lutte syndicale, le leader syndical Aboubacar Sidiki Mara vient d’être condamné à 6 mois de prison, dont 4 avec sursis. Un jugement qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique guinéenne.

C’est le cas notamment de l’Union des forces républicaines (Ufr) de l’ancien Premier ministre Sidya Touré. Par la voix de son vice-président, cette troisième force politique du pays rappelle que la liberté syndicale figure en bonne place dans la Constitution guinéenne.

« Il faudrait empêcher à ce que l’on aille dans des extrêmes. Parce que condamner un syndicaliste, c’est un recul. Nous sommes en démocratie. Il ne faut pas que l’on aille dans ce sens. Il faut essayer de faire en sorte que le pays ne bascule pas surtout dans des extrêmes », lance le député Ibrahima Bangoura.

Pour le parlementaire, il y a d’autres voies plus appropriées qu’on peut emprunter dans pareille circonstance que d’agir de la sorte. « Dans un pays, dans une démocratie, il y a des voies pour régler les difficultés que les uns et les autres rencontrent dans l’exercice de la démocratie. La démocratie ne veut pas dire qu’à chaque fois, il faut prendre le bâton. Il y a le dialogue qui peut tout régler », estime M. Bangoura qui présidait l’assemblée générale ordinaire de son parti ce weekend à Conakry.