Import-Export: la Guinée présente une balance commerciale largement déficitaire

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La Guinée a de nombreux partenariats commerciaux avec des pays étrangers. Mais, selon les statistiques, elle importe plus qu’elle n’exporte. Au cours de l’année 2018, le pays a enregistré 843 importations de produits divers avec 279 entreprises françaises.

Pendant les mois de janvier et février 2019, c’est au total 133 importations avec 79 entreprises contre seulement 2 exportations. Ce sont des chiffres dévoilés par le ministre du Commerce, Boubacar Barry, lors de la 2ème édition du Forum d’Affaires de Guinée 2019 organisé par ADM Partners Consortium et le ministère du Commerce, du 1er au 4 avril.

« Les échanges commerciaux entre nos pays sont importants, mais la balance commerciale est largement déficitaire pour l’une des parties », a fait savoir le ministre aux partenaires privés étrangers venus participer à ce forum d’affaires à Conakry.

Cette rencontre, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadi Camara, vise à permettre la création des synergies d’actions en vue de nouer des partenariats d’affaires entre opérateurs guinéens et étrangers.  «Ces rencontres permettent de promouvoir la Guinée comme destination attractive en Afrique. L’objet du gouvernement à travers ces rencontres d’affaire est double. Il s’agit de partager avec les participants, la vision économique du président de la République et les perspectives de développement à travers le Plan national de développement économique et social (PNDES). Ensuite, présenter les opportunités d’investissements en Guinée et les axes prioritaires de l’action gouvernementale»,  explique Mamadi Camara.

Le ministre de l’Economie et des Finances soutient que la Guinée est résolument engagée dans une nouvelle ère de prospérité économique sous «l’impulsion du président Alpha Condé déterminé à créer des bases solides de l’émergence économique de la Guinée. »

Le climat des affaires en Guinée reste très favorable grâces aux différentes réformes engagées, selon Mamadi Camara : « Notre pays est l’un des plus réformateurs de la sous-région. Ainsi, la Guinée a réussi à réaliser des performances pour améliorer son classement [Doing Business] de 27 places entre 2013 et 2018. L’environnement institutionnel  a été renforcé  par la mise en place d’un ministère des investissements et des partenariats publics-privés. Ce qui dénote de toute l’importance accordée par le gouvernement à l’investissement. A cela il faut ajouter la mise en place d’un guichet unique de l’investisseur pour faciliter les formalités liées à la création d’entreprises. Dans le but de procéder à la simplification des procédures, l’Agence de promotion des investissements privés (APIP) a fait en juin 2018 le lancement officiel du système national d’enregistrement des entreprises (SYNERGUI). Ce qui ramène le délai de création d’entreprises à 24 heures en Guinée. Un tribunal du commerce a été également créé. Sur le plan législatif, le dispositif a été ajusté avec l’adoption d’un nouveau code des investissements, d’un nouveau code minier, d’une loi anti-corruption et en fin d’une loi spécifique sur les partenariats publics-privés. »

Revenant sur les réformes, Boubacar Barry, ministre du Commerce, évoque des solutions apportées à la problématique de l’électricité ainsi que les investissements massifs dans ce secteur. Ces réformes, selon lui, ont engendré un développement important du tissu industriel par l’émergence de diverses unités de transformation des produits agricoles (café, anacarde, cacao, ananas etc.) au service du marché local, régional et international. Une manière pour lui de dire aux partenaires, qu’ils peuvent faire confiance aux entrepreneurs guinéens afin d’acheter les produits guinéens afin d’équilibrer un peu la balance commerciale.

«D’où, les perspectives de renforcer cette tendance et de permettre à nos entreprises privées d’être encore plus compétitives sur le marché, que la coopération avec vos entités s’avèrent nécessaires pour bénéficier de l’expérience, de la technologie et du savoir-faire des entreprises françaises dans un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il souligné.