Incitation à la violence à Conakry : Cinq communicants du RPG auditionnés à la DPJ

mars 29, 2018 7:15
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Cinq communicants du RPG-Arc-en-ciel ont été auditionnés ce jeudi 29 mars par les agents de la Direction Nationale de la Police Judiciaire (DPJ) à Kaloum, a-t-on constaté sur place.

En effet, ces jeunes communicants du parti au pouvoir sont poursuivis, suite à une plainte d’une plateforme de la société civile qui les accuse d’avoir tenu sur la toile des propos ‘’incitants à la haine et à la violence’’.
« On me reproche du fait que j’ai écrit sur ma page facebook cette phrase : ‘’Pour qu’il y’ait la paix en République de Guinée, il faut la dissolution d’un parti politique de l’opposition. Ils sont tous armés de la tête au pied’’. Voici le message sur lequel aujourd’hui on m’assigne en justice », a expliqué le jeune transfuge de l’UFDG, principal parti politique de l’opposition.

Selon Korboya Baldé, ce propos n’incite nullement à la violence ou à la haine. Par contre, il estime que c’est une manière d’inviter les autorités à prendre des dispositions utiles. « Je pense que mon propos n’incite pas à la violence ou encore à la haine. Par contre, c’est un message qui interpelle toutes les institutions afin qu’elles puissent prendre leur responsabilité pour ne pas qu’on tombe dans la violence », s’est-il défendu.

Pour M. Baldé, il n’a jamais appelé à la violence ou encore à la haine. Il a été et il reste toujours un communicant moderne, dit-il. « Je n’ai pas l’intention de tenir des propos belliqueux qui peuvent vraiment mettre le désordre en Guinée. Je réfute cette accusation, ce n’est pas de mon genre. Je suis très serein, mon message a été d’interpellé tout un chacun de prendre sa responsabilité pour ne pas qu’il ait de désordre dans le pays », a-t-il fait comprendre.

Interrogé, l’avocat des accusés, Me Billy Keita n’avoulu faire aucun commentaire. « Vouloir communiquer, c’est violer le secret de l’enquête préliminaire », a-t-il laissé entendre.

Il faut par ailleurs rappeler que cinq autres communicants de l’UFDG sont également poursuivis par cette plateforme de la société civile, membre du Conseil National des Organisation de la Société Civile, pour la même situation.