Infrastructures : L’Union Européenne explique pourquoi la région forestière

mai 15, 2018 1:45
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Lors du discours prononcé par le chef de la délégation de l’Union Européenne à l’occasion de l’inauguration de la route  Kissidougou – Badala et du marché du district de Walto, Gérardus Gielen a rappelé le motif de la reconstruction de cette route.

« Cette permanence et notre appui à cette route répondent à une stratégie partagée avec les autorités du pays pour désenclaver la Guinée Forestière. Cette région est restée enclavée pendant longtemps par manque des voies d’accès de niveau acceptable ; elle a connu la pauvreté et le retard de son développement alors qu’elle est un poumon de l’économie nationale. On doit aussi se rappeler de l’agression supplémentaire sur son économie locale, sur son territoire et sur son organisation sociale. Elle a enregistré une  affluence de réfugiés fuyant des confits des pays voisins. Et l’épisode doulereux de l’épidémie d’Ebola est venu aggravé cette situation. C’est pour cela que l’Union porte une attention particulière à la Guinée Forestière », a-t-il précisé.

« Nous avons aussi lancé une série de projets dans les domaines tels que la santé, l’accès à l’eau potable, la protection de l’environnement,  la prévention des conflits, la sécurité alimentaire, l’insertion socio-économique, la protection civile et j’en passe…. », a affirmé M. Gielen.

Parlant de cette route, le chef de la délégation de l’Union Européenne a déclaré :  « La réhabilitation de cette route fait partie de la stratégie pour le développement de la Forêt. Elle permet le rétablissement des liens avec le reste du pays et contribue ainsi à la cohésion nationale. Elle rentre aujourd’hui dans le patrimoine de l’Etat et à ce titre, elle doit être préservée. Les travaux de cette route…ont coûté environ 700 milliards de francs guinéenne. »

Le diplomate europée suggèrent que les entretiens routiers doivent être bien suivis. «  Il faudra aller encore plus loin pour que l’entretien routier régulier assure durablement la pérennité des infrastructures routières. Mais, dit-il, vous êtes sur le bon chemin et je vous en félicite. »

« Enfin, enseigne Gerardus, une étude récente a montré que les pays d’Afrique de l’Ouest perdent 15 à 20% des investissements routiers à cause des véhicules surchargés qui circulent sur les réseaux nationaux et régionaux, la Guinée ne fait pas malheureusement exception à la règle. »