Infrastructures routières : Après le pont Kaaka, le Japon construit un autre sur la Soumba

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Après le pont Kaaka sur la route nationale n°1, le Japon offre à la Guinée un autre pont sur la RN3. Cet édifice dont les travaux ont déjà commencé a une longueur de 77 m, une plateforme de 12 m, 1×2 voies de 3,5 m pour chaque voie et 1,5 de trottoir et de 1 m d’accotement de part et d’autre. Le coût de l’ouvrage est estimé à 1 milliard de Yen.

Le ministre des Travaux publics, Moustapha Naité s’est rendu vendredi 6 mars sur le chantier pour constater le niveau d’évolution des travaux exécutés par les Japonais.

« Avec le fruit de la coopération guinéo-japonaise, nous bénéficions, après le pont de Kaaka, du pont de la Soumba. Un pont de 77m de long en 1×2 voies. Donc deux véhicules peuvent passer simultanément. Donc 3,5 m de part et d’autre avec un accotement de 1 m de part et d’autre et des trottoirs de 1,5 m, donc une plateforme de 12 m. L’ancien pont a une plateforme de 5 m. Ce qui veut dire qu’il ne pouvait pas prendre simultanément deux véhicules de façon alternée. Avec le planning que nous avons reçu de l’entreprise et de la mission de contrôle qui supervise la qualité des travaux, nous avons deux ans pour finaliser ce pont dont les travaux ont déjà démarré », a expliqué Moustapha Naité.

Si le ministre tient au respect du délai prévu pour l’exécution des travaux, il tient aussi à la qualité et à la rapidité, car le tronçon traversé reste une zone où le trafic est très dense à cause de l’impact économique de la région. C’est pourquoi il pense à revoir le planning afin que les travaux soient accélérés : « Nous espérons avec l’entreprise et la mission de contrôle, revoir un peu le planning pour voir ce qui est faisable, comment certaines activités peuvent être réalisées pendant la saison des pluies pour que le chantier soit rendu un peu plutôt avec les mêmes qualités, les mêmes exigences. Vous savez que c’est une route économique, elle est très empruntée aujourd’hui. C’est une des routes les plus empruntées de la République à cause de la zone minière. Donc nous allons insister à ce que cela se fasse le plus rapidement que possible. »

Le ministre des Travaux publics se dit déjà satisfait du niveau d’évolution des travaux : « Déjà nous sommes satisfaits de l’évolution de ce qui est en train de se faire et nous espérons qu’après la réalisation de cet important ouvrage d’autres vont suivre avec les relations étroites qui lient aujourd’hui la Guinée et le Japon. »

Yamazaki Hitomi, cheffe adjointe de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en Guinée, soutient que par le don cet ouvrage vise à permettre la fluidité des transports dans le pays : « Suite à la construction du pont de Kaaka, on continue d’appuyer le pays pour l’amélioration de la fluidité du transport guinéen. Dans ce cadre qu’on a décidé du remplacement du pont de Soumba. »

Selon Mme Yamazaki Hitomi, les travaux sont exécutés à 2,02% à date et promet qu’il n’y aura pas de retard : « Nous sommes à 2, 02% et il n’y a pas de retard comme on est en train de travailler avec l’entreprise japonaise et l’Agence japonaise de coopération JICA. On va superviser les travaux avec le chef de cabinet et d’ingénieurs pour ne pas avoir du retard. Je vous assure que le pont sera construit à temps sans retard avec de la qualité comme le pont KK. »