Infrastructures routières : Plus de 31% des ponts sur les RN revêtues, sont en mauvais état (ministre)

juillet 31, 2018 4:00
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En marge d’une conférence de presse qu’il a animée le lundi 30 juillet à son département, le ministre des Travaux Publics Moustapha Naïté, a profité de l’occasion pour parler de la situation globale des ouvrages de franchissement existants sur les routes nationales (RN) du pays.

Selon le nouveau ministre des Travaux Publics (TP), le réseau routier guinéen couvre environ 43.301 kilomètres, toutes routes confondues. « Et sur l’ensemble de ce réseau, le pays dispose de nombreux ouvrages de franchissement. De l’inventaire réalisé par la banque de réseau routier, nous avons inventorié sur les 8 tronçons de routes nationales revêtues, 155 ponts. Et sur les 13 tronçons de routes nationales en terre, 173 ponts au total ont été inventoriés », a fait savoir le ministre Naïté.

« Mais à  la suite de la campagne d’inspection visuelle sur les routes nationales concernées, affirme le chef du département des TP (travaux publics), il ressort que de l’état général des ponts sur les routes nationales revêtues, 31% sont en mauvais état et 53% sur les routes nationales en terre. L’état général de ces ponts représente une moyenne estimée sur l’ensemble des routes de même type après inspection visuelle. Cette donnée sera encore plus précise avec l’inspection technique détaillée de chacun des ponts. »

Toujours selon le ministre, il faudrait à son département,  un financement global d’environ 302 millions de dollars pour remettre en état tous ces ouvrages de franchissement sur les routes nationales

« Nous travaillons aujourd’hui sur un plan d’entretien, de rénovation et de réfection de l’ensemble des ouvrages de franchissement en état critique existant sur les routes nationales. Avec l’expertise des cadres du ministère, nous avons relevé les types d’intervention matérielles à mettre en œuvre sur les divers recensés en état critique », a annoncé Moustapha Naïté qui envisage de présenter en  conseil inter-ministériel et au niveau du conseil des ministres la situation,  pour que le gouvernement puisse y réagir en prenant des actions concrètes. Ce qui nous évitera d’intervenir dans l’urgence, estime le ministre des TP.