Insécurité à Conakry : un conseiller élu de Matoto agressé par des inconnus motorisés

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La recrudescence de l’insécurité à Conakry, on en reparle encore. Ce jeudi 29 novembre, c’est le conseiller élu du parti Rassemblement Pour la République (RPR) à la mairie de Matoto et également membre du bloc 10 (une coalition d’une dizaine d’élus issus des listes indépendantes et d’autres partis politiques. Celle-ci se veut être une troisième voie entre le RPG et l’UFDG pour conquérir la mairie de Matoto, ndlr), a été violemment passé à tabac par des inconnus hier nuit alors qu’il regagnait son domicile après une réunion politique.

Dans ses témoignages, Ansoumane Fofana affectueusement appelé ‘’Ouzby’’, a rappelé qu’il a été suivi par des inconnus qui l’ont roués de coups avant de prendre la poudre d’escampette.

« Dans la nuit du mercredi 28 à jeudi 29 novembre, aux environs de 23 heures alors que je rentrais d’une réunion politique, j’ai été suivi par quatre jeunes motards. Pour moi, ils étaient tous des conducteurs de taxi-moto. J’étais à bord d’un taxi parce que souvent, je n’aime pas m’afficher. Arrivé à mon carrefour, je suis descendu pour emprunter une moto qui devait me déposer à la maison. Dès que je suis descendu du véhicule, j’ai aperçu les mêmes quatre jeunes motards. L’un entre eux m’a aussitôt insulté en soussou. Quand j’ai essayé de répondre, ses amis se sont violemment attaqués à moi. Ils m’ont roués de coups. Vous voyez, les séquelles sont encore visibles sur mon œil droit qui est enflé », a-t-il expliqué sa mésaventure.

Devant cette agression, moult interrogations taraudent l’esprit de la victime et auxquelles il n’arrive cependant pas à apporter les réponses idoines. Plongé dans un scepticisme quant à l’aboutissement d’une plainte qu’il est censée déposer à la justice contre x pour agression, Ouzby préfère prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur le danger que court sa personne depuis quelques temps.

«Je me demande si mes agresseurs n’étaient pas venus pour m’éliminer ? D’ailleurs, pourquoi ils m’ont suivi ? Je rappelle que récemment, j’ai été attaqué chez moi où des individus ont pris un montant de 3 800 euros en cassant la vitre de ma voiture. C’est pourquoi je voudrais porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale des menaces que je suis en train de subir. Je ne pense pas que ma plainte puisse aboutir dans un pays où l’injustice bat son plein. Je veux tout simplement dire qu’on court un danger », a-t-il déclaré.