Insécurité à Conakry : un journaliste victime d’attaque à main armée

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L’insécurité a pris une proportion inquiétante en Guinée où personne n’est désormais épargné. Dans la nuit du lundi 26 à mardi 27 novembre aux environs de 21 heures, notre confrère Mountaga Touré, Directeur général de AfricaTIMES, un Magazine de la place, a été victime d’une attaque à main armée chez lui à Taouyah, dans la commune de Ratoma. Absent pendant leur incursion, les ravisseurs n’ont rien emporté mais, ils ont détruit tous les meubles du salon. Lisez plutôt son témoignage :

« J’ai quitté tard le bureau parce que ma voiture était tombée en panne. Je suis rentré à la maison avec mon petit frère. Il n’y avait pas courant dans tout le quartier. J’ai pris ma voiture et je suis ressorti. Quand je suis revenu, d’habitude, je rentre dans la cour avec la voiture. Mais bizarrement, j’ai garé dans le couloir et je suis allé m’asseoir en face de la maison devant un télé-centre. Je ne sais  pas si j’étais suivi et ces personnes pensaient que j’étais rentré. Le gardien m’a dit qu’il y a toujours quelqu’un qui demande souvent après en disant monsieur Touré le journaliste. Le gardien a dit aux deux sieurs qui s’étaient présentés à lui de m’appeler au téléphone. Mais entretemps, mon chauffeur était en Rez-de-chaussée. Comme ce dernier a vu que l’un était habillé en boubou et l’autre en costume, il les a conduits chez moi. Dès qu’ils sont rentrés dans la maison, ils ont mis mon chauffeur à plat ventre contre le sol. Ils ont demandé à ma femme où je suis. Elle a répondu que je ne suis pas encore rentré. Ils l’ont encore demandé où se trouvait mon ordinateur, ma femme a dit que je laisse mon ordinateur au bureau. Ils ont pointé l’arme sur ma femme pour lui dire que si elle ne sort pas mon ordinateur… Ils ont détruits tous les meubles de mon salon. Ils ont dit à ma femme de me dire que j’écris du n’importe quoi. Ils n’ont rien pris dans ma maison mais ils ont détruit tous mes biens.  Je me dis s’ils étaient des voleurs, ils auraient emporté quelque chose…»      

Il faut par ailleurs rappeler que des journalistes font souvent l’objet des menaces dans ces derniers jours. Le dernier cas en date est celui de notre confrère du site aminata qui a publié une conversation téléphonique attribuée à l’épouse du chef de file de l’opposition Halimatou Dalein Diallo. Il en est de même de nos confrères  animateurs de l’émission les « Grandes Gueules » de la radio Espace fm.