Insécurité à Kindia : le procureur prend le taureau par les cornes

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Pour éradiquer la montée de l’insécurité  dans la cité des agrumes, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia vient d’annoncer  des mesures drastiques, dont la reprise  de la patrouille nocturne.

Pour freiner le phénomène du grand banditisme dans sa ville  et les attaques à main armée dont sont souvent victimes  les citoyens, Amadou Diallo, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia,  a dans un entretien accordé à la presse, dévoilé un plan de riposte.

Il s’agit de lancer des patrouilles nocturnes, qui vont sillonner les artères de la ville. Quand on sait que Kindia bat le triste record en matière d’insécurité, avec le fléau des coupeurs de route.

« Cette patrouille va sillonner  toute la préfecture de Linsan, jusqu’à Koliagbé, de 22h jusqu’au petit matin pour le bonheur de tous. J’ai autorisé que la patrouille commence, c’est la disposition que j’ai prise en tant que procureur de la République près le TPI de Kindia », a-t-il indiqué.

Le procureur a saisi l’occasion pour lancer  une invite au haut commandant de la gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire, le général Ibrahima Baldé, afin qu’il puisse  mettre en place à Kindia, une brigade  anti-criminalité, à l’instar des autres villes comme Mamou, N’Zérékoré et Kagbelen,  pour ne citer que celles-ci.

« Je m’adresse au haut commandant de la gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire et à mon ministre Maître Mory Doumbouya, parce que à Mamou quand le banditisme est devenu trop récurent, j’ai installé une BAC, je veux qu’il y ait aussi une BAC à Kindia. Je crois qu’avec cette brigade, on pourra atténuer le phénomène à défaut de le stopper, c’est mon ambition », a-t-il souhaité.

Cette annonce est faite   à un moment où le phénomène d’insécurité est devenu une  patate chaude dans les mains des autorités et une grosse inquiétude pour les citoyens.

Pour finir, M. le  procureur a appelé  la population et la presse à collaborer mais aussi à accepter que cette patrouille soit mis en place, pour la sécurité de tous.