Insécurité : Attaque à main armées, des braqueurs ouvrent le feu, à Kankan

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L’acte s’est passé cet après midi en plein centre ville. C’est une boutique de transaction monétaire « Orange Money »  situé tout près du grand marché Lofèba, qui a été pris pour cible par des individus armés. Ils ont ouvert le feu à trois reprises avant de prendre la poudre d’escampette à bord de deux motoS en emportant avec deux sacs d’argent et en laissant au sol deux victimes, l’une blessée à la cuisse et l’autre en pleine tête se trouve dans un état critique.

Une femme témoin de la scène, assise juste au devant de la boutique avec son étal de friperie, a tout vu. « J’étais là assise avec mes marchandises, on  a vu les deux braqueurs sur une moto TVS, ils sont venus s’arrêter devant la boutique. L’un est entré dans la boutique, tandis que l’autre était assis sur la moto avec un sac à dos. Ils ont demandé s’il y a retrait, et soudain ils ont intimé à l’unique client qui se trouvait dans la boutique. Ce monsieur a voulu lui tenir tête et il  a tiré sur sa cuisse avant de tirer aussi sur la tête du boutiquier », a-t-elle relaté.

A notre arrivée, sur les lieux, les deux victimes gravement blessées, étaient en train d’être évacuées d’urgence vers l’hôpital tandis que de nombreux citoyens munis de motos se sont lancés dans une course contre les assaillants.

C’est Abou Cissé l’adjoint du chef de quartier Kabada 1 qui a alerté les autorités communales et les services de sécurité. « Là où l’acte s’est produit, ça fait même pas 50 mètres de chez moi.  J’écoutais une émission à la radio et brusquement j’ai entendu les coups de feu, tout le quartier est sorti bien qu’étant troublé, j’ai immédiatement informé le maire et le commandant de la gendarmerie », a-t-il ajouté

Aux dernières nouvelles, les services de sécurité venus s’ajouter à une vague de jeunes conducteurs de moto, auraient fini par rattraper les deux malfrats. Mais jusqu’au moment où nous publions cette  dépêche, leur lieu de détention est tenu  en secret par les autorités. Car les citoyens surexcités ne cessent de clamer leur lynchage.