Insécurité – Braquage à Mamou : des biens emportés, un suspect interpellé

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Les coupeurs de route ont de nouveau fait parler d’eux à Mamou cette nuit du vendredi 1er novembre aux environs de 21h. C’est un véhicule de transport taxi en provenance de Dakar pour Conakry qui a été braqué à Gouba situé à une trentaine de kilomètres de la ville de Mamou. De fortes sommes d’argent ont été emportées par les assaillants. Sur les lieux, un suspect a été arrêté.

Interrogé Thierno Mamadou Kali Diallo, l’une des victimes revient sur les circonstances de l’attaque. « Des motards nous ont pourchassés. Ils tiraient sur notre véhicule. Notre chauffeur accélérait. Arrivé au niveau d’un virage avec une allure, notre véhicule s’est renversé. Les bandits sont ainsi venus, certains tiraient en l’air, d’autres se sont mis à nous fouiller pour retirer tout ce qu’on avait (de fortes sommes en FCFA, des téléphones,…). C’est ainsi qu’un véhicule de marque Toyota RAV 4 en provenance de Mamou est arrivé. Les assaillants l’ont stoppé et ils l’ont récupéré. Certains se sont embarqués dedans et les autres ont continué sur les motos vers Mamou. Après le départ des bandits, il y avait un jeune qu’on a pris à Pita, dont les bandits avaient épargné, ce dernier s’est mis à nous proférer des injures grossières toute la nuit. Ce matin, il a continué à nous menacer. J’ai dit aux autres passagers que j’ai des doutes sur ce jeune. Entretemps, on retrouve le téléphone du chauffeur dans sa poche et un cadenas attaché de gri-gri. Nous l’avons ligoté », explique-t-il.

Quant au suspect Mamady Keita, un jeune d’une trentaine d’années, tout le corps imbibé du gasoil, il a rejeté toutes ces accusations. « J’ai quitté Dakar hier, arrivé à Labé, je suis passé saluer ma sœur. C’est après que je suis venu à Pita où j’ai pris ce taxi pour Conakry. Je ne suis pas associé aux bandits sinon, ils n’allaient pas me laisser ici. Pourquoi ils n’ont pas emporté mon argent, parce que je l’avait caché sous le siège du véhicule là où j’étais assis. J’ai vu un téléphone par terre après l’attaque, je l’ai pris peut être c’est l’erreur que j’ai commise. Toute la nuit, le gri-gri était là. Tout le monde l’a vu », précise-t-il.

Pendant que certains cherchaient de l’essence pour lyncher le suspect, un groupe de policiers est arrivé sur les lieux pour récupérer le jeune.

Selon d’autres citoyens, les assaillants ont été pourchassés dans la ville de Mamou par des agents de la sécurité où des tirs ont retenti au carrefour Kimbely.

Nous y reviendrons.