Insécurité: un marchand perd plus de 45 millions GNF dans un braquage armé, à Sangoya

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Une attaque à main armée digne d’un film hollywoodien s’est produit dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 octobre 2020, à Sangoya P.A, dans la commune de Matoto, à Conakry.

Selon les informations recueillies sur les lieux, il était 19 heures 40 environ quand la victime a reçu la visite indésirable de trois individus armés.

« Ils m’ont trouvé dans ma boutique où j’étais avec deux de mes frères, dont le plus jeune est militaire en service au Camp Samory Touré, mais habillé ce jour dans sa tenue de sport, alors qu’on suivait le match Allemagne-Suisse. Et c’est en ce moment que l’un d’eux s’est pointé devant la boutique et a engagé son fusil, un PMAK, en nous intimant de nous coucher et de donner l’argent à défaut de quoi ils ont menacé de nous tuer tous », raconte Souleymane Sow dans un récit confié à Guinéenews.

Mon petit frère ne pouvait rien faire, mon grand frère aussi, vu qu’on a été pris au dépourvu. Donc, on a obéi. Deux sont entrés et le troisième est resté dehors. Couché à terre, l’un d’entre eux, repoussant ma tête avec son pied, m’a dit que je n’obtempérais pas, qu’il va me tirer dessus », poursuit la victime qui ajoute que les assaillants sont repartis avec une importantebsomme d’argent estimée à plus de 45 millions GNF, en plus de son téléphone.

A côté de la vente des produits d’alimentation, Souleymane Sow fait également des transactions monétaires, notamment à travers Orange Money et le service YUP, affilié à une banque de la place. Également cambistes, il dit avoir perdu dans cette opération des devises, soit 200 dollars et de petites coupures du FCFA évaluées à moins de 5.000 FCFA.

Edouard Bangoura a sa maison contiguë à la boutique de M. Sow. Alors dans la douche au moment où les délinquants faisaient des tirs de sommation pour dissuader contre d’éventuelles répliques, il dit avoir demandé de voir derrière la cour ce qui s’y passait. Et que de retour, cette dernière lui a dit que quelque n’allait pas dehors. Ce qui le fera sortir pour assister impuissamment à la scène.

A ce jour, M. Sow déclare avoir fait la déclaration et porté plainte contre X, à l’Escadron mobile N°4 de Matoto. Toutefois, en attendant de voir l’aboutissement des enquêtes qui seront menées à l’effet de traquer des agresseurs, il lance un appel à l’Etat, et particulièrement au ministre en charge de la Sécurité. Par ce que se sentant en totale insécurité.

Sinon, Souleymane Sow a du mal à concevoir comment avec la présence des vigiles assurant la sécurité d’une banque à côté, d’une autre institution de microfinance, et surtout d’un PA tous à côté, qu’on puisse l’attaquer sans qu’il n’y ait de secours.

« Mieux, au niveau du grand carrefour, il y a des pick-up des forces de l’ordre qui sont garés. Comment tous ceux-ci peuvent entendre des coups de fusil comme ça, sans intervenir ? », s’interroge-t-il, tout en appelant également les personnes de bonne volonté à lui venir au secours. « Parce que l’argent emporté ne m’appartient pas », se plaint Souleymane Sow.