Installation des bureaux de vote: La peur gagne les promoteurs d’écoles privées

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Quoi qu’isolé par la communauté internationale dans son projet de révision constitutionnelle, en vue de s’offrir un mandat de trop, l’opposant historique devenu président de la République en 2010 puis, plébiscité en 2015, n’en a cure. Et rien ne semble désormais l’arrêter dans son dessein.

Sauf que la tenue de ce double scrutin législatif et référendaire a lieu dans un contexte de controverses, de méfiance et d’agitations. C’est du moins le constat que l’on puisse dresser de la situation à maints endroits de Conakry et dans certaines villes provinciales de l’arrière-pays.

Dans la capitale, nombreux sont ces fondateurs d’écoles privées à ne pas prendre le « risque » de faire abriter ces consultations au sein de leurs concessions scolaires respectives. Ce, par peur d’assister impuissants au pillage éventuel de leurs investissements, fruits de plusieurs années de labeur, alors qu’ils ne reçoivent pas un centime de l’Etat, au titre de subvention.

A Matoto-centre par exemple, des fondateurs d’écoles privées nous ont confié qu’au regard de la tension qu’il y a autour de ces échéances, leurs écoles n’accueilleront pas ces élections, précisant que par le passé, ils ne se sont jamais opposés au déroulement de celles-ci entre les murs de leurs bâtisses. Vraisemblablement, il en sera de même, ces attitudes de méfiance, dans plusieurs autres quartiers.

De la sécurisation des élections

Comme toutes les fois qu’il a été question de voter, les autorités ont songé à la mise sur pied d’une unité mixte composée de gendarmes et de policiers, en vue de la sécurisation du processus électoral. Toute chose qui ne rassure pas ces fondateurs face à ce qui se passe dans plusieurs localités à travers le pays où l’on a assisté – dans la journée d’hier – au pillage des kits électoraux avant de les consumer.

Pendant ce temps, le président Alpha Condé, droit dans ses bottes, reste fidèle à ses propos tenus lors de sa première mandature et que nous paraphrasons entre ces lignes :

« Le train du changement est en marche. Ceux qui veulent partir seront à bord. Et ceux qui ne veulent pas, resteront au quai ». Espérons que ce train nous mène à bon port.