Installation des conseillers: l’UFDG durcit le ton et promet que personne ne siègera dans les communes où elle a gagné

mai 12, 2018 6:12
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«Nous ne provoquerons personne, mais celui qui nous provoque, on se défendra. Il faut que cela soit clair»

 L’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) s’est déroulée ce samedi 12 mai en l’absence de son président Cellou Dalein Diallo qui est à Bamako pour l’investiture de Soumaïla Cissé comme candidat de son parti. Un seul point était à l’ordre du jour de ce samedi 12 mai, les préparatifs de la journée « ville morte » prévue pour le lundi 14 mai.

A l’entame, c’est le chargé de communication Alpha Boubacar Bah qui, à travers un communiqué signé l’opposition républicaine, a appelé leurs militants et sympathisants à observer une  journée « ville morte » le lundi 14 mai. Cette fois, outre les populations de Conakry, celles de Kindia, de Dubréka, et Manéah, sont aussi concernées. Pour Alpha Boubacar Bah, cette journée « ville morte » fait suite à l’attitude ‘’arrogante’’ du RPG Arc-en-ciel et du gouvernement qui ne veulent pas, dit-il, la paix sociale dans le paysl.

 L’opposition croire dur comme fer que le parti au pouvoir ainsi que le gouvernement refuse de considérer ses ‘’légitimes’’ revendications qui consistent à proclamer les ‘’vrais résultats’’ des élections communales du 04 février 2018.

Dans le même communiqué, l’opposition républicaine a déploré le fait qu’ils (le parti au pouvoir et le gouvernement, NDLR) rejettent les propositions des partenaires techniques et financiers visant à concilier les propositions en vue d’une sortie de crise et permettre ainsi l’installation des conseillers élus des collectivités locales. L’opposition dénonce aussi les arrestations « ciblées » de ses militants, leur détention dans des conditions dégradantes et le harcèlement judicaire dont sont victimes ses militants et responsables suite à la crise post électorale du 04 février dernier.

 Le député Kalémodou Yansané qui a présidé l’assemblée de ce samedi, a de son coté, prévenu que cette fois, ils ne reculeront pas.

«Malgré le mois de ramadan, nous n’avons pas d’autres choix que de chercher  à défendre la vérité. Tant que la vérité ne sera pas dite, nous ne pouvons pas rester tranquilles. Nous allons donc commencer à observer la journée ville morte le lundi 14 mai. Les députés pour lesquels vous avez voté, seront avec vous. Nous n’irons pas à l’Assemblée ce jour. Les sages aussi resteront à la maison et prieront pour nous. Et à partir du 14 nous allons vous communiquer en rapport avec l’opposition républicaine le nouveau programme établi pour les marches généralisées dans toutes les communes où il ya eu contestation», annonce Kalémodou qui a par ailleurs flétri l’arrestation « arbitraire » de 150 militants de l’UFDG.

Le député prévient en outre que l’opposition ne pardonnera aucune provocation. «Nous ne provoquerons personne, mais celui qui nous provoque, on se défendra. Il faut que cela soit clair.  L’UFDG n’est pas un parti va-t-en guerre. Nous n’avons pas de milice, nous ne prendrons pas des armes contre des Guinéens. Mais tant que la vérité n’est pas rétablie, nous occuperons les rues», a-t-il mis en garde.

Abondant dans le même sens, la députée Mariama Tata Bah a, pour sa part, déclaré qu’aucune personne ne rentrera dans une commune où l’UFDG a gagné. Ce sont les cadenas qui vont manquer en Guinée. Car nous allons fermer toutes ces communes et elles resteront fermées tant que la vérité ne sera pas dite», promet Tata Bah.