Interdiction de la vente de carburant sur le marché noir : un « vrai désastre » pour les détaillants

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Depuis le récent communiqué du ministère de la Sécurité rappelant l’interdiction formelle de la vente illégale du carburant en Guinée, les petits détaillants qui vivaient de ce petit commerce tirent désormais le diable par la queue.

A Conakry, notamment sur les Transversales T5 et T8, le constat que nous dressons de la situation fait froid dans le dos. Pris au dépourvu par la décision et comme terrorisés par sa mise en application, ces vendeurs qui arrivaient à subvenir tant bien que mal à leurs besoins quotidiens, vivent désormais presque dans la clandestinité, en plus du caractère illégal de leur activité.

Devant cette « tragédie » socioéconomique qui est en train de les ronger, aucun des acteurs concernés n’ose actuellement témoigner à visage découvert. La seule dame qui a accepté de nous parler, l’a fait sous le sceau de l’anonymat. Notre interlocutrice nous confie que le communiqué est tombé à un moment où elle venait de renouveler son stock de carburant.

Aujourd’hui, toute sa peur, c’est de ne pas se faire interpeller avec ce stock. Pour donc éviter cette situation, elle a préféré fermer son hangar tout en espérant pouvoir liquider entretemps cette quantité devenue encombrante.

Interrogée sur l’opportunité d’une telle décision, cette vendeuse au noir, exprime toute sa déception et met de l’avant la précarité dans laquelle vit sa famille.

« Avec un mari au chômage et des enfants mineurs, très honnêtement, je n’ai personne aujourd’hui pour me soutenir. Je me sens complètement perdue. Je demande au gouvernement de revoir cette décision », a-t-elle plaidé, l’air dépitée.

Une dépêche de Magnanfing Doré, journaliste stagiaire pour Guinéenews