Interdiction des manifs: l’opposition prépare sa riposte

août 1, 2018 7:00
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Suite à la crise sociale née de la hausse du prix du litre du carburant à la pompe, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le général Bouréma Condé a décidé d’interdire toute manifestation sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre.

Réunis ce mercredi 1er août au QG de l’Union des forces démocratiques (UFDG) à Hamdallaye, les leaders de l’opposition ont apporté une « cinglante » réponse à la décision du général Bouréma Condé.

Au sortir de cette rencontre, c’est le porte-parole, le Dr Faya Lansana Millimouno, président du Bloc Libéral, qui a parlé au nom de ses pairs.

« Nous ne sommes pas en Etat d’urgence », a-t-il rappelé, avant d’avertir sur ce que les Guinéens risquent au vu de cette interdiction faite par le gouvernement :  » […] Ça veut dire que ce gouvernement est prêt à mettre entre parenthèses la Constitution et les autres lois de la République. Si nous l’acceptons, nous accepterons toute autre connerie qu’il va nous présenter. C’est pourquoi nous devons, dans l’opposition, donner la réponse adéquate et nous sommes en train de la préparer. Si nous acceptons cette décision de Bouréma Condé, c’est la République même qui est en jeu. »

Le  président du BL se rappelle de la force qu’avaient les forces vives de la nation en 2009 contre le capitaine Moussa Dadis Camara et la junte au pouvoir à l’époque. Il souhaite que cette dynamique anime les acteurs actuels: « Les forces vives de Guinée doivent se donner la main et combattre ensemble pour barrer la route au régime d’ Alpha Condé. Tout le monde sait que c’est lorsque les forces sociales et les forces politiques ont réussi à se mettre ensemble, on a fait bouger les lignes au temps de Conté et au temps du CNDD. La création des forces vives est indispensable pour sauver la République. »

C’est cette inquiétude qui a poussé les leaders de l’opposition a demandé aux citoyens guinéens de « ne pas rester les bras croisés » et promettent de répondre à Bouréma Condé par l’organisation des manifestations dans un bref délai.