Intervention de l’armée dans les patrouilles : « un aveu d’échec…», selon Dr. Faya Millimouno

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Face à la recrudescence des violences à Conakry et environs, les autorités ont annoncé des patrouilles mixtes de la police, de la gendarmerie et de l’armée pour une mission de sécurité des populations et de leurs biens. C’est une décision qui a du mal à passer non seulement chez les leaders politiques de l’opposition mais aussi chez certains acteurs de la société civile. C’est le cas du président du BL (Boc Libéral) qui parle d’un aveu d’échec du gouvernement Kassory Fofana.

Pour le Dr. Faya Millimouno, l’armée est formée pour intervenir lorsque l’ennemi généralement à l’extérieur s’attaque au pays. Selon lui, les militaires sont formés pour tuer et ils ne doivent être déployés dans les quartiers que pour identifier à l’intérieur d’un pays des étrangers et des ennemis qu’il faut abattre. Lisez plutôt son appréciation !

«C’est un aveu d’échec. Cela veut dire tout simplement que le gouvernement du Pr. Alpha Condé ne sera jamais capable d’assurer la sécurité des Guinéens et de leurs biens. L’armée n’est pas faite pour le maintien d’ordre public. Nous avons des corps appropriés à cet effet. Il faut plutôt étouffer ces corps, les former au respect des droits humains et de liberté pour essayer d’assurer la sécurité des Guinéens et de leurs biens. Le déploiement de l’armée suppose que le pays soit en guerre. Nous ne pensons pas que notre pays soit en guerre.

L’armée est formée pour intervenir lorsque l’ennemi généralement à l’extérieur s’attaque au pays. Les militaires sont formés pour tuer et lorsqu’on déploie l’armée dans les quartiers, c’est pour identifier à l’intérieur d’un pays des étrangers et des ennemis qu’il faut abattre. C’est très grave, nous disons que les Guinéens doivent prendre des dispositions pour se débarrasser de cette dictature qui est en train de se renforcer.

Alpha Condé déploie l’armée sans passer par l’Assemblée nationale qui est d’ailleurs, dans sa poche. Il aurait pu faire recours à elle pour dire je déclare une partie du pays désormais ennemie de la nation et donc je déploie l’armée pour anéantir cette partie. Nous condamnons cette décision et nous demandons au président de la République que s’il ne peut pas diriger ce pays de se mettre de côté parce qu’il est à deux ans de la fin de son deuxième et dernier mandat. Il pourrait aller pour permettre au pays de se mettre sur les rails…», a-t-il expliqué au bout du fil.