Janvier et février 2007/Chute du gouvernement: Kiridi Bangoura fait une révélation dans « Sans Concession»

0
1361

Les pages hâtivement tournées dans l’histoire d’un pays reviennent toujours au devant de la scène. C’est le cas ce vendredi 28 août,  dans l’émission « Sans Concession »  de Guineenews© où il a été question du limogeage collectif du gouvernement guinéen en 2007, dans la foulée de la grogne sociale qui a failli emporter le régime chancelant du feu général Lansana Conté, alors président de la République.

Témoin oculaire des faits à l’époque, Youssouf Kiridi Bangoura, invité du numéro de votre émission cet après-midi, vient d’en donner sa version, sur fond de révélation, contestant ce qui était jusque-là la vérité populaire. « (…) Je corrige à la mémoire et à l’honneur de tous les membres du gouvernement 2007 qui ont quitté avant l’arrivée de Kouyaté», entame le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République.

Poursuivant, le ministre de l’Enseignement technique d’alors déclare que « ce gouvernement a eu le courage de demander au général Lansana Conté de nous démarquer pour pouvoir dialoguer avec les forces vives», non sans exprimer toute sa fierté d’en avoir fait partie. Estimant de passage « qu’il faut que de plus en plus, nous les plus pudiques-là, on parle. »

Puis, M. Bangoura de citer et prendre à témoin ses anciens collègues comme Galémé , Ibrahima Soumah, Tidiane souaré qui, à ses dires, «ont accepté le principe de quitter le pouvoir pour que le pays puisse retrouver le calme. »

A la question de savoir si cette position faisait l’unanimité, l’invité de « Sans Concession» affirme que «tout le monde était d’accord sur le principe».  Et d’ajouter que «c’était même extraordinaire ce matin là, où on a obligé celui qui faisait office de chef du gouvernement à l’époque, le ministre Camara Eugène, d’aller au camp pour demander aux militaires de tout faire pour rendre compte de la situation sécuritaire réelle du pays  au président directement et de lui demander de prendre les choses en main. »