Jeunesse : Moustapha Naité dresse son bilan de quatre années au scanner

juin 1, 2018 8:53
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Avant de prendre la tête du ministère des travaux publics, le désormais ancien ministre de la jeunesse, Moustapha Naité, a dressé son bilan de quatre années avant de céder le fauteuil au leader des Nouvelles Forces démocratiques (NFD), Mouctar DIallo, qui reste désormais le nouveau patron. Discours intégral pour la postérité.

 

Allocution

Monsieur le Ministre, Cher Mouctar ;

Monsieur le Secrétaire Général Adjoint,

Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet ;

Monsieur l’Inspecteur Général ;

Mesdames et Messieurs les cadres et agents du Ministère de la Jeunesse ;

Bien chers parents et amis,

Mesdames et messieurs,

C’est avec une vive émotion que je prends la parole à cette cérémonie qui marque la fin de ma mission à la tête de l’important ministère de la jeunesse. Emotion parce que pendant quatre années, j’ai côtoyé une équipe de cadres et de personnel d’exécution à laquelle je me suis intégré sans difficulté et avec laquelle j’ai fini par faire corps.

Je suis d’autant plus ému que pendant cette période, au-delà de nos différences personnelles, nous avons fait prévaloir l’intérêt supérieur, le bien de la jeunesse guinéenne. Ce faisant, nous avons appris à nous connaitre, à nous apprécier et à collaborer en faisant taire nos différences. Il n’est donc pas facile de balayer du revers de la main une expérience aussi intéressante qu’enrichissante.

Je voudrais donc d’entrée, remercier chacun de vous pour votre disponibilité, pour l’expertise que vous m’avez apportée, pour l’amitié et la fraternité que vous m’avez données. J’ai beaucoup appris à vos côtés et je pars d’ici aguerri et expérimenté à la chose administrative et gouvernementale. Le mérite vous revient et sachez que vous avez désormais un grand défenseur de la cause de ce Département.

Monsieur le ministre ;

Mesdames et Messieurs,

La mission assignée au Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes (2014-2016) et ensuite au Ministère de la Jeunesse (2016 – 2018) était d’élaborer et de mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la jeunesse et de l’insertion socioéconomique et professionnelle des jeunes. Il s’agissait, d’une part, de favoriser l’accroissement rapide des opportunités d’emploi, d’insertion socioéconomique et de revenus en faveur d’un plus grand nombre de jeunes et d’autre part, de créer les conditions optimales d’implication effective des jeunes dans la vie de la nation, dans la consolidation de la paix, de l’unité et de la réconciliation nationale.

Pour ce faire, nous avions dans un premier temps, ensemble avec les cadres, élaboré à l’issue d’un processus participatif et inclusif et validée au cours d’une retraite à Kamsar du 29 janvier au 02 février 2014, une feuille de route qui s’était inscrite dans la vision du Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE et de celle du Premier Ministre, de créer les meilleures conditions et d’accompagner la jeunesse de notre pays dans son épanouissement socioéconomique. Nous nous étions appuyés sur un certain nombre de programmes, de projets et d’initiatives existant en faveur des jeunes notamment le Programme National pour la Jeunesse (PNJ), le Programme Pilote d’Appui à l’Emploi des Jeunes (PEJ- Guinée), le Plan Stratégique de Développement de la Jeunesse et des Sports, les nombreux projets d’opérationnalisation et les mesures institutionnelles. Notre objectif, à travers la mise en œuvre de cette feuille de route, a été de définir un cadre d’intervention clair et réaliste et des projets concrets à mettre en œuvre en faveur de la jeunesse sur financement du Gouvernement donc du Budget National de Développement et de nos partenaires techniques et financiers notamment un Document d’Appui Programme (DAP) signé avec le PNUD. Cette feuille de route opérationnelle a développé trois axes : Jeunesse et Activités Socio-éducatives ; Employabilité des jeunes et Cadre institutionnel pour le renforcement des capacités et réformes institutionnelles.

Ensuite, nous avons lancé une large consultation nationale des jeunes. Pendant plusieurs mois, le ministère a donné la parole aux jeunes de toutes les préfectures et de toutes les communes urbaines et rurales de Guinée et de la diaspora afin qu’ils expriment leurs problèmes, leurs attentes et leurs propositions. Une rencontre nationale a clôturé ce processus de consultation et a été l’occasion pour les jeunes de remettre officiellement un cahier de doléances à Mr le Président de la République.

Enfin, à l’occasion de la riposte post-Ebola, nous avons conçu avec l’appui du PNUD, le Programme National pour l’Insertion Socioéconomique des Jeunes (PNISEJ) avec l’implication de 13 départements ministériels et l’ensemble des Institutions du Système des Nations Unies. Ce programme a été validé par les autorités nationales au plus haut niveau. Il a fait l’objet de présentation aux pays partenaires aux Assemblées Générales des Nations Unies à New York et de plusieurs plaidoyers tant en Guinée que dans les pays partenaires notamment à Bruxelles lors des Journées Européennes de Développement.

Monsieur le ministre ;

Mesdames et Messieurs,

Ces 3 grandes étapes ont permis au Département d’avoir une vision et de définir un cap pour la réalisation de ses missions dans le court, moyen et long terme.

C’est ainsi que conformément aux objectifs de la feuille de route, aux doléances et recommandations de la Consultations Nationale des Jeunes et aux activités et projets du Programme National d’Insertion Socioéconomique des Jeunes, nous avons développé jusqu’à ce jour de nombreuses initiatives au profit de la jeunesse guinéenne.

Ces initiatives ont été si diversifiées qu’il n’est pas aisé d’en faire un inventaire exhaustif. Je me contenterai, dans le cadre de ce passage de témoin, d’en rappeler les grands points qui témoignent du travail effectué.

Dans le domaine de la création d’emplois directs par le recours aux travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre, l’Agence Guinéenne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public pour l’Emploi (AGETIPE) a initié un projet de pavage de 500.000 mètres carrés de chaussées et de voiries urbaines. A date, ce projet a enregistré les résultats suivants : 14.652 mètres carrés effectivement pavés sur trois axes dans la commune de Kaloum (quartiers de Temin étaye, Tombo et Sans-fil) et un axe dans la commune de Matoto. Sur cette activité, 2600 emplois directs temporaires ont été créés. Les jeunes employés, rémunérés à hauteur de 35.000 à 50.000 FG par jour, ont acquis des compétences dans le domaine de la fabrication et de la pose de pavés. Avec les conseils et l’accompagnement du Ministère, il leur incombe de capitaliser ces expériences et de fructifier ces capitaux.

Dans le domaine de l’appui à la création d’entreprises, le projet DEMARRAGE, qui a été lancé en 2016 a favorisé le financement de 25 entreprises de jeunes, opérationnelles à ce jour, pour un cout global de plus de 6 milliards de nos francs. Ce projet vise la création de 300 emplois sur trois ans. Les résultats sont encourageants en dépit des difficultés de gestions des bénéficiaires. Avec le projet EJAG, une centaine de groupements de jeunes en milieu rural ont été accompagnés dans l’augmentation de leur productivité agricole. Plus de 3000 personnes ont été impactées. Nous avons mis à disposition de ces groupements le matériel agricoles nécessaire. Avec le projet V.I.S.E. « VIVRE DE SON ENTREPRISE », ce sont 18 projets de jeunes entrepreneurs agricoles qui sont accompagnés à l’intérieur du pays.

Dans le domaine de l’amélioration des compétences professionnelles des jeunes, le Gouvernement guinéen a initié, un projet dénommé « booster les compétences pour l’employabilité des jeunes » (BoCEJ) domicilié au sein du ministère de la jeunesse et financé par une subvention de la Banque Mondiale. Après de longs mois de maturation et de préparation des acteurs de mise en œuvre, ce projet a connu une avancée significative en 2017. La première et la plus importante composante, le fonds compétitif, a retenu 17 sous projets dont six ont connu un financement d’un montant de 21.792.000.000 GNF. La première tranche de ce montant, à hauteur de 8.717.000.000 GNF, est à ce jour décaissée par les institutions d’enseignement professionnel et supérieur. Au titre de la composante 2, animée par l’AGUIPE et le FONIJ, 30.000 jeunes sont aujourd’hui inscrits à l’AGUIPE, 2600 étant admis à être déployés en stage ou en formation. Dans le cadre du même projet, volet l’entrepreneuriat, 100 jeunes sont recrutés et sont formés et encadrés sur une période de 3 mois. Il me semble important d’attirer votre attention, Mr le Ministre, il y a urgence à améliorer la gouvernance de cet important projet pour favoriser une implication effective, dans le processus de prise de décision et de gestion du projet, car vous aurez désormais la charge de présider le Comité d’Orientation Stratégique du BoCEJ.

Dans le domaine de la promotion des infrastructures de jeunesse, six des 14 maisons des jeunes prévues par le plan prioritaire du Ministère à Conakry sont aujourd’hui achevées et équipées et sont fonctionnelles. Par ailleurs, le projet de construction du Palais de la Jeunesse et de la Culture, dont nous avons parlé il y a un an, a enregistré d’importants développements ; à ce jour, des études de faisabilité et des études architecturales sommaires sont terminées. Le projet a fait l’objet d’examen et a été retenu parmi les projets prioritaires du Gouvernement pour financement.

Dans le domaine de la participation des jeunes à la vie de la Nation et de l’amélioration de la gouvernance, le processus de mise en place du Conseil National des Jeunes de Guinée (CNJ-Guinée) est à ce jour très avancé. A la suite de nombreuses missions d’information, de formation et de sensibilisation dans toutes les préfectures de Guinée, les textes juridiques de ce Conseil (Statuts, Règlement Intérieur et Cadre des élections) sont aujourd’hui validés et édités ; les Comités chargés d’organiser ces élections sont formés dans toutes les préfectures et toutes les régions du pays. Les comités pour la ville de Conakry le seront prochainement et, après la validation des listes d’associations appelées à être membres du CNJ, les élections seront organisées en toute transparence.

Dans le domaine de la participation des jeunes au développement à la base et de la promotion du volontariat jeunesse, le Ministère de la Jeunesse a été au cœur du dispositif de lutte contre Ebola. La mobilisation, dans le cadre du volontariat d’urgence, de 20.000 jeunes qui ont été formés, déployés et suivis pour la lutte contre la maladie Ebola et les activités sociales d’informations post épidémie sur toute l’étendue du territoire. Dans la même dynamique de promotion du volontariat, nous avons fait adopter par l’Assemblée Nationale, le 30 mai 2015, la Loi portant institution et règlementation du Volontariat National en République de Guinée ; ce qui fait de notre pays une référence dans ce domaine. Nous avons, par ailleurs, procédé à la formation de plus de 800 animateurs socio-éducatifs et leur déploiement dans les maisons des jeunes et dans les espaces de dialogue intergénérationnels. L’objectif étant, à terme, la mise en place d’un corps spécialisés d’animateurs socioéducatifs ayant pour mission d’animer les maisons des jeunes et prendre part aux projets d’information et de sensibilisations des jeunes. La mise en place du U-Report, une plateforme de dialogue et de remontée, en temps réel, d’informations sur la vie des populations dans tous les domaines, en particulier dans le domaine de la santé, pour prévenir et anticiper toute nouvelle menace sanitaire. Dans la même logique, un projet de prévention sanitaire est en cours de mise en œuvre. Le département a, avec l’appui du PNUD, formé et déployé 50 jeunes dans 50 sous-préfectures et 11 préfectures du pays pour une période de 20 mois. Cette cohorte de jeunes volontaires appuie, jusqu’au 31 décembre 2018, ces collectivités dans de nombreux secteurs d’activités : éducation, santé, animation socioéducative, agriculture.

Par ailleurs, le ministère de la jeunesse a lancé le processus de mise en place de l’Observatoire National de la Jeunesse comme instrument d’aide à la décision et à l’insertion des jeunes.

Dans le cadre de la Présidence Guinéenne de l’Union Africaine sous le thème « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant sur les jeunes », nous avons accueilli sous l’égide de l’UNFPA, le lancement du Rapport sur l’état de la population Mondiale. Nous avons procédé à la validation du Profil Pays de la Guinée. La Guinée a également pris part aux différentes activités prévues dans la feuille de route de l’Union Africaine notamment les rencontres africaines et internationales sur la thématique du dividende démographique.

Il convient aussi de relever l’active participation du Ministère de la Jeunesse dans l’avènement de l’important projet INTEGRA, initié dans le cadre de la lutte contre la migration clandestine. Ce projet est effectif grâce, entre autres, au Programme National d’Insertion Socioéconomique des Jeunes évoqué ci-dessus. Il est financé par le Fonds Fiduciaire d’Urgence mis en place par l’Union Européenne à hauteur de 65 Millions d’euros. Ce programme contribuera à la prévention et à la limitation de la migration irrégulière en soutenant le développement économique de la Guinée pour favoriser l’insertion socio-professionnelle des jeunes guinéens et la réintégration des migrants de retour. Essentiellement, il permettra de promouvoir des opportunités économiques et des emplois durables à destination des jeunes ; d’améliorer l’employabilité des jeunes grâce à la formation professionnelle ou de courte durée ; de soutenir le développement et le financement des entreprises et coopératives avec un potentiel entrepreneurial durable. Il sera exécuté dans les régions de la Basse Guinée (Conakry, Kindia, Forécariah et Boké), de la Moyenne Guinée (Mamou, Dalaba, Pita, Labé), de la Haute Guinée (Kankan, Siguiri, Mandiana) et de la Guinée Forestière (Kissidougou et Nzérékoré).

Dans le domaine institutionnel, nous avons doté le Ministère d’outils de communication innovants qui ont été plusieurs fois cités en exemple et qui ont permis d’informer, d’échanger et de communiquer avec la jeunesse guinéenne.

Bien d’autres projets phares et l’ensemble des projets initiés et réalisés vous seront présentés par vos nouveaux collaborateurs.

Monsieur le ministre ;

Permettez-moi de rappeler l’important poids démographique de la jeunesse guinéenne. Dans notre pays, l’âge moyen est de 18 ans. C’est-à-dire qu’un guinéen sur trois a 18 ans. Nous avons une population qui accroit et qui sera de plus en plus jeune. Les risques auxquels sont exposés nos jeunes sont néfastes pour notre pays et les attentes des jeunes à l’égard de leurs gouvernants sont immenses et permanentes. Le Ministère de la Jeunesse est au cœur de toutes les sollicitations ; non sans difficultés.

D’une façon générale, l’une des difficultés auxquelles nous avons été confrontés et que je ne souhaite pas à votre administration, a été la faiblesse des ressources financières mises à la disposition du Département. En effet, le budget du département a été loin des ambitions et de la vision que nous faisons tous, des enjeux et des problématiques de jeunesse. Pour illustrer cet état de chose, l’un de nos regrets demeure la faiblesse de ressources dans le cadre de la construction et la rénovation des maisons des jeunes. Ce dossier était inscrit en bonne place dans la Lettre de mission de Mr le Premier Ministre, mais n’a pu connaitre une mise en œuvre cohérente, faute de moyens financiers.

Monsieur le ministre ;

Vous n’êtes pas un novice dans la gestion de la chose publique encore moins de la gouvernance ministérielle. Je n’ai pas de conseil à vous donner. Néanmoins, je voudrais partager mon ressenti personnel avec vous sur la particularité de ce Ministère. D’abord, dans la conscience collective de bon nombre de jeunes, vous êtes le Ministre qui doit créer de l’emploi à chaque jeune guinéen. Vous êtes celui qui va chercher de l’emploi pour chaque jeune guinéen. Vous êtes celui qui va trouver de l’emploi pour chaque jeune guinéen ; surtout que l’Emploi des Jeunes est revenu dans ce Département ! N’hésitez donc pas à rappeler et à faire de la pédagogie sur les missions effectives et le rôle du Ministère de la Jeunesse qui est de créer et de favoriser les conditions adéquates pour l’épanouissement socioéducatif de la jeunesse, d’encourager, de soutenir et d’accompagner l’insertion socioéconomique des jeunes.

Ensuite, de mon passage à la tête de ce Département, je retiens clairement et définitivement que l’insertion socioéconomique des jeunes – car in fine, c’est de cela qu’il s’agit – doit être comprise comme un axe majeur du développement de notre pays et, à ce titre, prise en compte dans tous les projets et programmes de développement national. Cela suppose la mise en place d’une synergie entre la diversité des acteurs sur une question qui est, par essence, transversale. Je voudrais insister sur le fait que les enjeux liés à la jeunesse sont transversaux. Réduire la problématique de la jeunesse au seul ministre en charge serait une faute à la fois politique humaine et surtout de vision de développement socioéconomique d’une Nation, de notre pays. Nous sommes d’autant plus condamnés à agir et à trouver ; à tout instant, des solutions aux nombreuses problématiques que le drame humain de la migration clandestine vient nous rappeler toute la responsabilité et la lourde tâche qui incombe à tort ou à raison au seul Ministre en charge de la jeunesse. A vous de rappeler cet impératif de transversalité à chaque occasion et d’y travailler avec l’ensemble du Gouvernement. En tout cas, je resterai à vos côtés.

Enfin, je voudrais vous dire que vous avez déjà un outil de base. C’est le Programme National d’Insertion Socioéconomique des Jeunes.  L’exécution de ce programme conçu dans une vision à moyen et long terme en se basant également sur les doléances des jeunes, peut-être la lueur d’espoir pour la jeunesse guinéenne car elle synthétise les approches de solution que nous devons implémentées. C’est un cadre opérationnel de la Politique Nationale d’Insertion Socioéconomique des Jeunes inscrit dans le PNDES. Je vous demande donc de poursuivre le plaidoyer pour le reste de son financement.

Je voudrais avant de finir, remercier nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent depuis l’élaboration de la feuille de route en 2014 jusqu’à la dernière réunion sur le projet INTEGRA, le 16 Mai 2018.  Je veux citer l’UNICEF, l’OIM, l’UNFPA et l’ensemble du Système des Nations Unies. Je veux citer la Banque mondiale, les coopérations bilatérales à travers les ambassades de France, de la Chine, du Japon, des Etats-Unis, l’Union Européenne, de l’Allemagne, de la Turquie, la BAD. Je veux citer également toutes les Associations et Structures de jeunes et les organisations de la société civile qui ont œuvré qui, pour des formations en entreprenariat, qui pour de la sensibilisation. J’en oublie certainement. Je les remercie de leur confiance dans les projets et programme du Ministère de la Jeunesse. En effet, tout au long de ces 4 années, ils ont tous confirmé la question de la jeunesse comme l’une de leurs priorités et ont exprimé et concrétisé leur volonté d’accompagner, sans conditions, la mise en œuvre des projets et activités en fonction de leurs mandats respectifs.

Je voudrais remercier spécialement le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) avec qui, nous avons signé un Document d’Appui Programme 2014/2015 qui a été le fer de lance de la dynamique enclenchée dans ce Département.

Je veux aussi remercier les hommes et femmes des médias qui ont œuvré à instaurer la dynamique actuelle et accompagner le Ministère dans sa communication.

Chers partenaires, Chers amis, je vous prie de continuer d’accompagner la nouvelle équipe.

J’invite les cadres à apporter à mon frère Mouctar Diallo, l’assistance et la disponibilité qu’ils ont eues pour moi. Je les prie de continuer à poser les actes patriotiques qu’ils ont posés tout le temps de mon séjour dans ce département et que la dynamique mise en route et l’espoir déclenché au sein de la jeunesse guinéenne puissent s’enraciner et se concrétiser davantage. Quant à moi, je resterai toujours engagé sur les questions et problématiques de jeunesse même loin de ce Département.

Je profite de ces moments pour adresser à l’ensemble des travailleurs mes remerciements pour tout ce qu’ils m’ont apporté. Je leur adresse humblement mes sincères excuses pour toutes els fois que j’ai blessé quelqu’un ou fait du mal, d’une façon ou d’une autre. Croyez bien qu’il n’a jamais été dans mon intention de faire du mal à qui que ce soit. J’ai également appris à vos côtés, des vigiles aux chauffeurs.

Pour terminer mon propos, je souhaite remercier encore une fois, Monsieur le Président de la République, le Chef de l’Etat, le Pr Alpha CONDE qui m’a donné l’occasion de gérer, sous sa clairvoyante, un domaine prioritaire de son mandat que sont les problématiques de jeunesse.

Je souhaite plein succès à mon frère Mouctar Diallo dans l’exécution de sa mission.

Vive la jeunesse guinéenne !

Je vous remercie !