Journée internationale de la paix : « Prions pour la paix, mais surtout agissons pour la paix » (Gassama Diaby)

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« Célébrée chaque 21 septembre, la journée internationale de la paix est l’occasion de rappeler aux Etats leurs obligations et leurs responsabilités de garantir à leur peuple respectif un environnement et des conditions de digne et effective paix, en mettant fin aux conflits menaçant la paix », a déclaré ce vendredi le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté en marge de cette journée.

C’est sous le thème le droit à la paix, 60 ans après, que cette journée  a été célébrée cette année.  Pour Gassama Khalifa Diaby, « la paix est beaucoup trop importante pour la réduire à de simples incantations pendant que les actes vont dans le sens contraire. La paix est trop essentielle pour la laisser submerger par les effluves de nos désirs égoïstes, narcissiques et claniques » entame le ministre.

« Hélas, poursuit-il, la Guinée sans être en guerre, se trouve dans une situation de fragile paix et de multiples menaces pour celle-ci ».

Pour lui, le non respect des lois de la République, fragilise notre vivre ensemble démocratique. « Les promoteurs de la haine, de la division, de la discrimination prolifèrent avec insolence et irresponsabilité au détriment du respect mutuel et de la fraternité démocratique. Les injustices se banalisent avec offenses et insolences », regrette Gassama Diaby.

En Guinée, la Journée internationale de la paix a été célébrée dans un contexte où l’on a assisté à des  théâtres d’affrontements à Mandiana notamment.  Pour le chef du département de l’unité nationale, les violences et les injustices récemment subis dans cette ville ne seraient certainement  pas arrivées si les précédents avaient été punis et sanctionnés.

Pour Gassama Diaby, le mal reste toujours le mal, l’injustice reste l’injustice. Peu importe qui le subit ou qui en profite, ils doivent être combattu pour espérer et garantir une paix durable, fait-il remarquer.

Dans son allocution, le ministre de l’unité nationale, n’a pas dédouané les citoyens qui s’adonnent à la violence. « Ils doivent en répondre devant la justice, dira-t-il. Mais, rajoute M. Diaby, cela ne peut en aucune manière justifier l’usage disproportionnée et illégale de la force par des agents de sécurité ».

« La vie humaine est sacrée tout comme la dignité. Le rôle de l’Etat et plus particulièrement des services de sécurité est de défendre et de protéger les citoyens guinéens, le peuple de Guinée dans sa totalité, dans sa diversité totale et dans son unité politique », a-t-il rappelé.

Il souligne par ailleurs que les lois ne servent à rien si elles ne sont pas appliquées à tous : citoyens et responsables, faibles et puissants, pauvres ou riches, civils ou services de sécurité.

« Prions pour la paix, mais surtout agissons pour la paix. Etat et citoyen, à chacun sa responsabilité. On ne peut pas tenir Dieu pour responsable de nos irresponsabilités individuelles et collectives », soutient Khalifa  Gassama.

Pour terminer,  il a invité le peuple de Guinée à résister aux tentations de haine, de l’exclusion, de la discrimination, de l’injustice ou de la violence.