Journée mondiale de la jeune fille: la première Dame préside les festivités à Conakry

octobre 12, 2018 4:49
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A l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré le jeudi 11 octobre la journée internationale de la jeune fille. La cérémonie officielle qui a été présidée par la première Dame, Hadja Djéné Kaba Condé, a réuni au Palais du Peuple, personnalités politiques, Diplomates, des activistes des droits des femmes et jeunes filles.

Placée sous le thème «encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles », cette journée est une façon pour le gouvernement  et ses partenaires au développement de montrer son intérêt pour l’émancipation et le respect des droits de la femme. A travers des poèmes, des sketchs et des plaidoyers, les jeunes filles ont réclamé le respect de leurs droits et l’égalité face aux hommes.

Au nom de ses camarades Kankou Fofana de l’association « The Girls for Future » qui a interprété le rôle de président de l’Assemblée Nationale pour la journée, a réclamé  un engagement ferme de la part des autorités pour plus d’égalité, de protection et de justice pour les filles.

« Si la Guinée veut profiter positivement du dividende démographique, le gouvernement a l’obligation de protéger les filles contre la discrimination sexiste dans les sphères où elle est très encrée. Uniquement parce qu’elle a été si difficile à changer par le passé. C’est s’attaquant aux causes profondes de l’inégalité que nous seront capables de garantir l’égalité et la justice pour les filles. Par ma voix, les filles de la Guinée réclament l’engagement des décideurs guinéens dont vous faites partie pour mettre fin aux violences basées sur le genre notamment le viol, le mariage précoce etc. qui nous traumatisent, nous usent  et nous sortent des écoles et brisent nos opportunités de contribuer pleinement à l’essor de notre beau pays. Nous voulons que les filles et jeunes de Guinée puissent étudier, prendre des positions de leadership, décider et s’épanouir pour pouvoir jouer pleinement notre rôle et être enfin la force de la Guinée d’aujourd’hui mais surtout de demain»,  a souhaité la jeune activiste.

Consciente des enjeux pour le respect des droits et l’émancipation des femmes, la ministre de l’Action Sociale, s’est félicitée des avancées obtenues dans ce cadre avant de souligner les défis à relever pour mettre fin aux violences.

«A cette heureuse occasion, la République de Guinée se joint à tous les Etats membres des Nations Unies pour mettre un accent particulier sur le renforcement des capacités des jeunes filles en vu de les habiliter à s’instruire et à se qualifier pour un meilleurs avenir. Les défis à relever dans ce cadre sont énormes. Dans notre pays, au regard des problèmes des violences faites aux filles, des problèmes liés à la santé sexuelle des adolescentes, à la déscolarisation des filles, aux mariages précoces et de l’excision et à toutes les autres formes de discrimination parce qu’elles sont filles. En dépit des progrès attendus dans la promotion de la protection des droits des filles et des femmes par le gouvernement, on observe encore dans nos communautés une réduction de l’espace d’expression des filles notamment en milieux rurales où les jeunes filles restent le groupe le plus exposé aux aléas sociaux. Ces atteintes à l’intégrité des filles réduisent leurs capacités de leadership dans les instances de décisions », a regretté Mme. Diaby, Hadja Mariama  Sylla.

La Première Dame de la République, Hadja Djéné Kaba Condé, s’engage, quant à elle, à œuvrer pour l’émancipation et le respect des droits des jeunes filles qui sera,  selon elle, son cheval de bataille à travers des actions concrètes sur le terrain.

«Les discours n’ont pas de place, agissons femmes de Guinée pour la paix d’abord. Car, sans la paix rien n’est possible mais aussi pour l’éducation de nos enfants. Puisqu’il n’est un secret pour personne que de nombreuses jeunes filles sont encore laissées pour compte dans leur croissance. Alors qu’elles doivent se  préparer à être dans un monde de travail très compétitif. Donc au regard de la thématique de cette année,  la célébration de la journée des jeunes filles nous rappelle qu’il est essentiel d’élargir les opportunités d’apprentissage orientés vers  les filles surtout celles qui sont dans les zones rurales. Pour ma part, je réitère mon engagement, poing levé, à poursuivre la mobilisation des ressources en faveur de l’éducation des enfants, des filles et des femmes de Guinée », a promis la Première Dame.

Dans l’ensemble, les institutions internationales qui accompagnent la Guinée, demandent plus d’engagement des décideurs pour l’éducation et le respect des droits des jeunes filles. Par ailleurs, elles renouvellent leur volonté d’accompagner l’Etat guinéen dans la lutte pour l’instauration d’un Etat de droit.