Journée mondiale de la jeune fille: les gamines aux manettes des institutions ce 11 octobre en Guinée

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Ce jeudi 11 octobre marque la célébration de la journée internationale de la jeune fille. Elle est placée sous le thème «aux filles l’égalité ».

A cette occasion, Plan Guinée a organisé  des séances de  simulation de prise de fonction à des postes de responsabilité dans des institutions avec des jeunes filles qu’il encadre. De Child Fund, à l’Assemblée nationale en passant par Plan Guinée et l’organisation internationale pour la migration OIM, un groupe de jeunes filles leaders ont joué le rôle de premières responsables de ces institutions pour quelques minutes.

Kankou Fofana a pris la place du président de l’Assemblée nationale. Mame Adama Bangoura, présidente pays de plan Guinée, Fanta Kaba, directrice de Child Fund, et  Mariem Chaya, cheffe de mission de l’OIM. Dans leurs messages,  ces filles ont toutes  invité leurs amies à se battre pour leurs droits.  «Cette journée est pour nous. Malheureusement, le combat ne se fait pas qu’aujourd’hui, le combat se vit tous les jours dans les quartiers, dans nos familles, dans la rue en Afrique et dans tous les pays du monde. Le message que je voudrais lancer aujourd’hui, c’est que ‘’inférieur’’, ‘’rabaissant’’, ces adjectifs ne devraient pas exister à l’égard des femmes. Ce qu’on devrait dire c’est ‘’égalité de compétences, de salaires et droits’’. C’est un véritable plaisir pour moi de jouer ce rôle parce que je suis déjà engagée dans la lutte pour les droits de la femme. Jouer donc ce rôle, me permet de porter les voix des sans voix. Cela me permet de transmettre les messages de celles qui sont brimées, violentés, violées parfois même dans nos sociétés et qui, malheureusement, approuvent la culture du silence. Cette cérémonie d’aujourd’hui permet de briser cette culture du silence et dire à haute et intelligible voix que nous en avons marre d’être maltraitées et marginalisées », a déclaré  Kankou Fofana qui a joué le rôle de présidente de l’Assemblée nationale.

Mariem Chaya,  membre de l’association «The Girls for future », quant à elle, a joué le rôle de la cheffe de mission de l’OIM.  Dans son plaidoyer, elle a interpellé ses camarades à briser le silence.

«Je suis fière de représenter les sans voix et je dois faire de mon mieux pour briser le silence. Et au gouvernement, je vais lui demander de tout faire pour qu’il y ait égalité entre les hommes et les femmes surtout au niveau du partage des postes de responsabilités. Et le seul conseil que je puis donner à mes copines, c’est de ne pas garder le silence. Il faut oser dénoncer les violences dont nous sommes victimes au quotidien », a-t-elle exhorté ses amies.

«Les jeunes filles devraient lutter  pour elles-mêmes afin d’être leaders de demain », a lancé le premier Vice-président de l’Assemblée nationale Honorable, Dr  Saloum Cissé avant de se réjouir de l’organisation de cette journée qui marque un pas important vers l’émancipation des femmes.

«C’est une journée salutaire. Nous voulons maintenant que les jeunes filles soient le levier du développement de la Guinée dans tous les secteurs. C’est pourquoi cette journée est très significative. L’émergence de la Guinée ne peut pas se faire sans les femmes et hommes de ce pays. Donc, il faut lutter pour l’éducation des ces jeunes filles qui seront les leaders de demain », a martelé Dr Saloum Cissé.

Ces activités menées ce jeudi sont la suite du lancement du mouvement « aux filles l’égalité », initié par Plan Guinée et qui va s’étendre dans tout le pays. Elles s’inscrivent dans le cadre  de la célébration ce 11 octobre de la journée internationale de la jeune fille.