Justice : encore deux semaines d’attente pour AOB, Fatou Badiar et Jean Guilavogui

octobre 9, 2018 1:50
0

Après le remaniement intervenu au sein du ministère de la Justice au mois d’août dernier, les débats doivent reprendre à zéro dans le procès d’Alpha Oumar Boffa Diallio, Fatou Badiar et Jean Guilavogui, accusés dans le dossier d’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat en 2011. Au tribunal de Dixinn, c’est le juge Ibrahima Kalil Diakité qui est désormais chargé du jugement de ce dossier. Ce lundi, pour la première audience qu’il a présidée sur ce dossier, le magistrat a dû reporter l’affaire à quinzaine pour raison de calendrier. Cela, au grand dam des avocats de la défense qui se sont finalement résignés à mieux se préparer pour l’audience du 22 octobre prochain. A cette audience, ils réitéreront leur demande de mise en liberté provisoire.

« Si un arrêt est cassé par la Cour suprême, cela veut dire qu’il n’y a plus rien. On doit donc mettre nos clients en liberté provisoire jusqu’à ce que le tribunal se prononce sur les faits », estime Me Tafsir Barry qui corrobore les propos de son collègue de la défense Me Salif Béavogui. Celui-ci a de nouveau clamé l’innocence des trois accusés au sortir de la salle d’audience.

Avant le remaniement intervenu en août, les débats étaient presque épuisés dans le procès de reprise, et on attendait les plaidoiries et réquisition avant le verdict du tribunal. « Sept ans de détention préventive, c’est vraiment exagéré », estime l’avocat.

Poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, destruction d’édifices privés et mobiliers, détention et consommation de chanvre indien, attentat à la sureté de l’Etat, détention illégale d’arme de guerre, les trois accusés avaient été condamnés à de lourdes peines par l’ancienne cour d’assises. AOB et Jean Guilavogui avaient écopé la réclusion criminelle à perpétuité, alors que Fatou Badiar avait été condamnée à quinze ans de réclusion criminelle. Mais, en mars 2017,  la Cour suprême avait cassé l’arrêt de la Cour d’assises, admettant les irrégularités.