Justice : L’avocat de Moussa Moise agacé par les nombreux renvois du procès

mars 26, 2018 2:37
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L’audience du journaliste Moussa Moise Sylla devait se tenir ce lundi 26 mars 2018 au tribunal de première instance de Mafanco. Mais elle a été de nouveau reportée et renvoyée au vendredi 30 mars. Ces multiples reports deviennent agaçants pour Moussa Moise et son avocat, Me Salifou Béavogui.

« Chaque fois que nous avons rendez-vous avec le tribunal, nous répondons présent. Et le renvoi ne vient jamais de nous. Ces multiples renvois commencent à devenir de trop. Aujourd’hui par exemple, Moussa Moise n’a pas pu travailler. Il n’a pas pu prendre part à l’émission de ce lundi. Moi-même qui vous parle, je n’ai pas pu m’occuper d’autres choses depuis ce matin », a affirmé Me Salifou Béavogui, avocat du journaliste de Hadafo Médias, Moussa Moussa Moise Sylla.

Sur les raisons du renvoi de cette audience de ce lundi, Me Béa explique : « L’audience est renvoyée comme ça pour le vendredi 30 mars sans savoir profondément les motifs. Nous avons simplement entendu que les gardes pénitentiaires seraient en grève et que la sécurité ne serait pas là. »

Pour lui, c’est un motif qui n’a pas raison d’être, parce que son client n’est pas en prison : « M. Moise est libre de ses mouvements. Il vient librement et se retourne librement à son travail. »

Me Béa reste convaincu qu’à l’audience prochaine, les poursuites contre son client seront abandonnées : « L’audience devait se tenir. Mais de toutes les façons, chaque chose a une fin. Nous pensons que la date indiquée sera la bonne, l’audience va se tenir et notre client va être renvoyé des fins de la poursuite. »

Moussa Moise Sylla, s’est aussi demandé pourquoi ces multiples reports : « J’aime bien la justice guinéenne, mais au point d’y passer toute ma vie. Je ne comprends pas pourquoi tous ces reports. Quand vous avez des preuves pour poursuivre quelqu’un, vous vous mettez dans une sorte de diligence pour que le procès se tienne. Mais cette épée de Damoclès, si c’est fait exprès pour que je perde ma sérénité, ma façon de travailler, ma liberté de presse ou la ligne éditoriale, je pense que c’est perdu d’avance. »

Pour le directeur de l’information de la télévision Espace, la justice devrait mettre ses moyens et son énergie pour rétablir les victimes, qui sont très nombreuses dans ce pays : « La justice a mieux à faire que de me donner toute cette célébrité. Je déplore toute cette énergie mise contre ma personne qui aurait pu être utilisée pour des causes qui en valent la peine. Il y a de nombreux victimes dans notre pays, il y a beaucoup qui ont perdu leur vie. La justice aurait utilisé ses peu de moyens pour dire le droit. Mais hélas ! »

Pour rappel, Moussa Moise est poursuivi par le TPI de Mafanco pour atteinte à la défense nationale.