Justice : Les militants du FNDC acquittés par le Tribunal de Première Instance de Kankan

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Les 6 personnes dont une dame et 4 militants de l’Union des Forces Républicaines (UFR) interpellés le lundi dernier à la faveur de la journée de manifestation du FNDC ont été jugés ce jeudi 18 octobre à Kankan. Il s’agissait d’Ibrahima Kalil Camara, Yacouba Camara, Soumaila Koulibaly, Aboubacar Doumbouya de l’ufr et de Saran Diakité et Moussa Camara sans étiquette politique qui auraient été malencontreusement arrêtés.

Accusés pour participation délictueuse à un attroupement, le substitut du procureur près le TPI de Kankan, Maurice Onivogui avait requis 6 mois d’emprisonnement contre les 4 militants de l’UFR et l’acquittement des 2 autres. Mais à la lecture du délibéré, le président du tribunal Abdoul Rachid N’diaye a prononcé la relaxe pure et simple des prévenus pour délit non constitué.
Selon certains prévenus à la barre, les agents des services de sécurité avec à leurs tête le préfet Aziz Diop, les auraient interpellés alors qu’ils étaient autour d’un thé. « Le lundi, j’etais avec mes deux amis autour du thé. Et soudain, les agents des services de sécurité avec à leur tête le préfet de Kankan, sont arrivés et ils nous ont embarqués dans leur pick-up.  Nous n’étions aucunement en manifestation », à témoigné Ibrahima Camara.
Cette libération des 6 prévenus vraisemblablement interpellés à tort sur instruction du préfet Aziz Diop par les juges du PTI de Kankan, a suscité un véritable ouf de soulagement chez les responsables de l’opposition fortement mobilisés en signe de solidarité.
Toutefois, le procureur de la République près le TPI de Kankan Aly Touré, visiblement non sarisfait du verdict prononcé promet interjeter appel.
Il faut rappeler qu’à la faveur de l’appel à manifester du FNDC (front national pour la défense de la constitution) contre le projet de nouvelle constitution, Kankan n’a connu aucune manifestation de rue le lundi dernier. Malgré tout, les autorités locales avec à leur tête le préfet Aziz Diop aidées par certains militants du parti au pouvoir (RPG) et des responsables des services de sécurité, ont organisé des rafles au siège de certains partis politiques de l’opposition avec à la clé, des arrestations et des saccages par endroit.