Kabèlè Camara « assume » sa responsabilité quant à sa gestion des affaires aux côtés d’Alpha Condé

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Depuis le mercredi 17 octobre 2018, l’ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile est officiellement porté à la tête du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD). Un parti qui s’illustre dans la dénonciation de la mal-gouvernance qui caractérise la gouvernance Condé.

En conférence de presse ce vendredi 11 janvier 2019, Me Abdoul Kabèlè Camara a été interpellé sur le fait qu’il soit un peu comptable de cette situation, vu qu’il a travaillé avec le régime pendant 7 ans en tant que ministre de la Défense nationale, puis, de la Sécurité et de la Protection civile.

Une responsabilité que le conférencier a plutôt assumée, avant de se targuer des acquis des ces deux ministères pendant qu’il était aux affaires. « Je suis en dehors du système gouvernemental. Mais, je reconnais avoir participé à l’action gouvernementale depuis le régime du président Lansana Conté comme ministre des Affaires étrangères. Ensuite, avec Alpha Condé comme ministre délégué à Défense nationale et ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Je ne fuirai pas ma responsabilité », a indiqué celui qui se dit être dans l’obligation d’assumer cette responsabilité et de partager partiellement l’action gouvernementale.

« Mais, j’ajouterai qu’au niveau de chaque département que j’ai dirigé, des actions ont été posées de façon positive, qui ont fait le bonheur des Guinéens, et même du gouvernement guinéen. Et les résultats, vous les connaissez », s’est-il targué.

Commentant la situation politique actuelle du pays, Me Abdoul Kabèlè Camara a déclaré que celle-ci n’est pas reluisante. « Malheureusement, nous sommes en face des crises répétées, non résolues. Et de plus en plus, les acteurs sont divisés. Je pense que des solutions existent pour éviter que ces crises ne conduisent à l’instabilité de notre pays. Egalement, n’entraînent le manque de croissance de notre économie », a-t-il commenté.

Réagissant à la crise qui a secoué le système éducatif national, le président du RGD a soutenu que l’Etat doit assurer la garantie des lois et règlements en vigueur dans le pays.

« Egalement, il doit tout faire pour que les institutions républicaines puissent fonctionner de façon convenable. Et ça, c’est une obligation qui pèse sur la tête de l’Etat. Le dialogue est fondamental. On ne peut pas tourner le dos au dialogue. Quand des problèmes sont posés, et qui touchent les finances publiques, je pense qu’un arbitrage économique est nécessaire pour permettre aux uns et aux autres d’arriver à une solution satisfaisante pour tout le monde. Nous devons compte du fait que dans ce pays, il y a des lois et règlements qui sont là pour régenter tout le monde. La loi, elle est égale pour tous », a conclu M. Camara.