Kalémoudou sur le déguerpissement de Kaporo : « C’est un de nos bastions, mais ce n’est pas une affaire politique »

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Accusés d’avoir occupé un domaine réservé de l’Etat, les citoyens de Kaporo Rails dans la commune de Ratoma sont victimes d’une opération d’un déguerpissement qui est en cours. En marge de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) du 23 février, le Vice-président du parti, Kalémoudou Yansané, a apporté des précisions dans cette affaire. Selon lui, bien que le quartier Kaporo Rails soit un des bastions de l’UFDG, l’affaire de déguerpissement n’est pas politique, mais juridique.

«Le dossier de Kaporo Rails n’est pas une affaire politique. C’est une affaire juridique. C’est vrai que Kaporo Rails est l’un des bastions de l’UFDG, mais l’affaire-là n’est pas une affaire politique. C’est une affaire humaine, une affaire juridique. C’est pourquoi l’opposition se réunira  lundi et va apporter son appui juridique à ces pauvres citoyens qui sont en train d’être brutalisés », a-t-il affirmé devant les militants de son parti.

Kalémoudou Yansané a néanmoins dénoncé la façon dont les citoyens sont déguerpis, car ils ont des documents légaux: «lorsqu’une personne a occupé un lieu durant  plus de trente ans. Elle a tous les papiers légaux délivrés par l’Etat, si vous voulez la déplacer, il y a le minimum de respect qu’on doit lui accorder. Des pauvres personnes, des pauvres dames qui occupent ces lieux et qui sont munis de documents officiels délivrés par le ministère de la Ville, on vient un beau matin avec des jupes de gendarmes, avec des bulldozers pour casser les biens. Ce n’est pas acceptable. C’est une honte pour notre pays. Vous laissez une personne occuper un endroit, elle jouit de cet endroit des années durant, et vous venez un beau matin pour dire que c’est une zone classée. C’est la même chose qui s’est passée à Démoudoula. Depuis qu’on a cassé les maisons à Démoudoula, c’est devenu la brousse et un nid des bandits. Qu’est-ce que Kaporo Rails va devenir ? Ils vont certainement vendre ces par celles-là à ceux qui ont l’argent aujourd’hui, à ce qui sont en train de piller le pays aujourd’hui. »