Kamsar : le PA-AGR tient la 3ème Session de son Comité de concertation

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Après un an d’activités, le comité de concertation du Projet d’Appui aux Activités Génératrices de Revenus (PA-AGR), a tenu  le mercredi 20 mars sa troisième session annuelle. C’était dans la Sous-préfecture de Kamsar, préfecture de Boké.

Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer le chemin parcouru par ledit projet et de définir les nouvelles perspectives.

Depuis le dernier comité consultatif national, les acteurs d’appui et bénéficiaires sont à pied d’œuvre pour réaliser les activités du Projet d’Appui aux activités génératrices de revenus et qui sont exécutées par le Centre d’Etudes et de Coopération Internationale (CECI) grâce à un financement de la Compagnie des Bauxites de Guinée(CBG).

Le présent comité de concertation se situe dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de ce projet. Un projet qui couvre dix collectivités relevant des préfectures de Boké, Télimélé et Gaoual pour améliorer durablement les conditions socioéconomiques des populations impactées par les travaux d’exploitations minières de la CBG, à travers les activités génératrices de revenus  en faveurs de 48 groupements d’intérêt économique, constitués de femmes et des jeunes.

A l’entame des travaux,  la Directrice de CECI/Guinée, Mme Gomez Rachel Honorine Camara, s’est réjouie des résultats obtenus durant cette première année d’activités intenses. « Durant la période janvier-décembre 2018 couverte par le présent comité, le PA-AGR a enregistré, entre autres, les résultats suivants: 48 groupements d’intérêt économique (GIE) agréés et qui disposent des statuts, règlements intérieurs et outils de gestion; 32 infrastructures et équipements de productions des GIE sont à 32% d’exécution physique; 29 groupements ont bénéficié de prêts sur le fonds revolving pour un montant total de 1.273.850.000 GNF et le revenu moyen des GIE a augmenté d’environ 20% », a mentionné la Directrice de CECI Guinée.

Par ailleurs, Mme. Gomez Rachel, a déploré les défis qui ont affecté la mise en œuvre dudit projet. Il s’agit, selon elle, du faible niveau d’alphabétisation des membres des groupements, le faible niveau de la nappe phréatique et des inondations.

Pour sa part, le Directeur Général de la CBG , M. Souleymane Traoré  a rappelé que le PA-AGR s’inscrit pour la CBG dans le but de répondre à ses obligations en matière de sa responsabilité sociétale. « La CBG en partenariat avec le CECI, a initié ce projet en 2017 en faveur des communautés impactées afin de contribuer significativement à l’amélioration de leurs conditions de vie à travers l’amélioration de leurs revenus », a-t-il déclaré. Convaincu de la pertinence de ce projet, précise le DG de la CBG, le conseil d’administration de la CBG a jugé utile de rehausser à 2.500.000 USD  l’enveloppe financière dédiée au développement communautaire dont 70% sont injectés dans ce projet. « Ce projet est une priorité pour l’ensemble de nos partenaires. Leur  objectif  ne se résume  pas seulement à l’extraction et à la commercialisation de notre bauxite. C’est aussi d’accompagner les communautés impactées par nos opérations dans un processus de développement durable » a martelé le Directeur général de la CBG.

En procédant à l’ouverture des travaux, le préfet de Boké Aboubacar M’Bopp Camara, a félicité et remercié le partenariat CECI-CBG qui a permis la mise en place de ce projet. Car, selon lui, cette initiative s’inscrit en droite ligne avec la volonté du gouvernement de promouvoir le développement de l’économie locale en zone extractive pour réduire la demande d’emplois des jeunes et des femmes après des sociétés minières.

A l’issue de ces différentes interventions et après la présentation du rapport d’activités, les participants se sont penchés sur les activités planifiées en 2019 suivies des débats et recommandations pour la réussite du projet en faveur des communautés.

Ont pris part à ce 3ème comité consultatif de Kamsar, outre les autorités locales, la direction de la CBG, le CECI Guinée, les membres des comités préfectoraux de développement des préfectures concernées, les élus locaux, les 48 groupements  et le représentant du ministère des Mines et de la Géologie.