Kankan : 24 villages de Koumba décident de mettre un terme aux différents conflits qui les opposaient

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Les communautés des 24 villages constituant le grand ensemble du Kouroulaminin, dans la sous-préfecture de Koumban, située à 35Km de la commune urbaine de Kankan, décident désormais  de vivre en paix.

En tout cas, c’est ce qui ressort de la rencontre qu’elles ont eue le dimanche 26 août à Makonon, un district situé à 18Km de Kankan sur la nationale Kankan-Kissidougou.

Les habitants et ressortissants de ces localités dont des cadres, fortement mobilisés avec à leurs côtés certains responsables administratifs locaux, ont mis à profit cette rencontre, pour se réconcilier et prôner le vivre ensemble dans la paix entre les 24 villages du Kouroulaminin. Outre les discours, les imams ont, à travers leurs prêches, expliqué les vertus de la paix et surtout de l’importance du vivre ensemble.

Selon l’imam El hadj Aly Konaté, il est important que les populations des 24 villages du Kouroulaminin vivent en paix. « Sans la paix entre nos communautés ici, on ne peut aspirer au développement malgré nos richesses du sol et du sous-sol. Nous devrions nous accepter et se pardonner, afin de perpétuer le vivre ensemble hérité de nos ancêtres » a-t-il conseillé.

Quant au doyen du village de Makonon, Alama Condé, il s’est surtout adresser aux jeunes et à leurs parents. Pour lui, les parents doivent impérativement cesser de soutenir aveuglement leurs enfants. Et les jeunes doivent obéir à leurs parents.

« Les jeunes sont, ces derniers temps, les principaux instigateurs des conflits et autres violences que nous enregistrons dans nos communautés. Ils décident d’eux-mêmes et agissent sans consulter ni même écouter les vieux que nous sommes », a-t-il regretté.

A l’issue de cette rencontre marquée par l’immolation de deux bœufs en guise de sacrifice, Sala Kourouma, l’un des géniteurs de ladite initiative, croire que dorénavant les communautés de Kouroulaminin vivront dans la paix et la quiétude sociale, gage de progrès.

Cette rencontre, faut-il le rappeler, fait suite aux nombreux conflits domaniaux, à la paternité des marres qui débouchent souvent à des affrontements armés sans compter les dégâts matériels, les nombreux cas de blessés et de pertes en vies humaines qu’ils engendrent.