Kankan : accusé d’être le commanditaire des violences dans la ville, Moussa Djan brise le silence

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En moins de trois mois, plus de 5 actes de vandalisme se sont déroulés dans la commune urbaine de Kankan. Du saccage des locaux du Pades, à l’attaque des locaux de l’Ufr, en passant par les actes de vandalisme qui ont visé des commerces, et le siège de l’Ufdg,  à chaque fois le nom de  Moussadjan Condé, secrétaire général du Syndicat des transporteurs, et  directeur adjoint du est cité, comme étant le commanditaire de ces actes crapuleux.

Mais l’homme est « intouchable », aucune autorité aussi bien  policière que judiciaire n’ose l’interpeller dans cette cité de Nabaya, dont il est désormais le chérif qui fait peur.

Ce samedi 22 février, il s’est confié à notre reporter, pour livrer sa version de toutes ces accusations qui pèsent contre sa personne.

 « Il n’y a pas deux partis politiques ici à Kankan et en Haute-Guinée. Mes hommes et moi ne nous attaquons jamais à quelqu’un sans motif valable. Ça fait tant d’années que nous militons au sein du RPG. Quiconque a pour ambition de s’opposer à ce parti, nous trouvera sur son chemin», a-t-il confié d’entrée de jeu.

Pour la journée très mouvementée du 06 janvier dernier, où de nombreux commerces furent saccagés, il justifie la présence de ses hommes dans cette affaire, en ces termes : «  c’est quand il y a eu brulure de pneus sur la chaussée que nous sommes intervenus. Certaines personnes à Mobile (secteur situé à proximité du siège du principal parti de l’opposition), ont voulu bruler le goudron, sous prétexte que ce secteur de Kankan est à eux. Comme nous sommes des usagers de cette route, nous étions en train d’empêcher cette mauvaise action», a-t-il martelé.

A la question de savoir pourquoi se substitue-t-il à la police, il répond: « ça, ça  ne regarde pas la police. Les citoyens veillent sur les acquis de la nation. Si on s’assoit pour attendre l’intervention de la police, et que la catastrophe se produit avant leur arrivée. Donc c’est ça »,  a-t-il répliqué.

En ce qui concerne le dernier cas de vandalisme enregistré à Kankan,  qui a visé les locaux du groupe de presse Dabo Média, il dit ceci: «  si mes hommes partent attaquer cet endroit, c’est le bâtiment en entier qui va s’écrouler. Ils étaient juste partis à la rencontre du propriétaire Talibi Dabo, pour lui demander de resserrer les rangs. Car il exécutait des activités de campagne, parallèlement à notre directoire. C’est ainsi qu’une bagarre a éclaté. Sinon si mes hommes étaient partis pour une attaque, vous savez de quoi nous sommes vraiment capables », s’est-il enorgueilli.

Moussadjan c’est désormais l’homme qui défie tout le monde et que personne n’ose croiser sur son chemin. Taliby Dabo, malgré l’attaque de ses locaux fait profil bas, vu sans doute le soutien dont semble bénéficier le syndicaliste au sommet de l’Etat.