Kankan : des responsables de l’UFDG interpellés et soumis à un interrogatoire

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Des responsables de l’Union des forces démocratiques de guinée (Ufdg), principal parti d’opposition, au nombre de 6, dont  3 missionnaires et 3 conseillers, ont été interpellés  et soumis à un interrogatoire, dans la matinée de ce mardi 22 septembre 2020, au commissariat centrale de la police de Kankan. Le secrétaire fédéral du parti Antoine Dôbô Guilavogui, qui fait partie des personnes  auditionnées parle d’intimidation et pointe du doigt le préfet de cette ville, considérée comme le fief du parti au pouvoir.

Selon ce responsable du parti d’El Hadji Mamadou Cellou Dallein Diallo, ils auraient été entendus à propos d’un groupe de jeunes, ayant défilé avec des effigies de leur parti,  durant toute la nuit de ce lundi 21 août, le long des artères de Kankan.

Cette audition a été précédée d’une convocation à la préfecture par le préfet de Kankan, Amara Lamine Soumah qui les aurait  intimidés, avant de les mettre à la disposition du commissaire central.

« Le préfet m’a appelé, il dit qu’il a besoin de moi. Nous étions au nombre de 6, dont 3 missionnaires venus de Conakry et 3 conseillers du parti et moi. Alors on rentre, ils nous menacent d’abord. Il a ordonné au commissaire de venir nous fouiller, on dirait que nous sommes des bandits. Celui-ci nous retire nos téléphones et les mets sous scellés. Et après il nous fait savoir qu’il y a eu un battage de campagne de nos éléments dans la nuit », a-t-il déclaré.

Cette accusation, le secrétaire fédéral de l’UFDG, l’aurait balayée d’un revers de main, tout en  réaffirmant encore que : «  C’est de l’intimidation pure et simple. C’est une manière de nous décourager. Nous savons que la campagne n’est pas autorisée pendant la nuit. Alors est-ce que ces gens sont de l’UFDG ? On peut infiltrer des personnes dans nos rangs », s’est-il défendu au micro de Guineenews.

Contacté dans le but de recueillir sa réaction concernant cette affaire qui rappelle les heures sombres de notre pays, le préfet de Kankan, Amara Lamine Soumah, a préféré nous raccrocher au nez.