Kankan : La hausse du prix du pain mal accueillie chez les consommateurs

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La rumeur a longtemps circulé sur une éventuelle augmentation du prix du pain. Avant de se concrétiser ce jeudi, avec le prix de la miche de  pain de 2000 à 2500 GNF, sur l’ensemble des marchés de la commune urbaine Kankan, au grand dam des consommateurs et des détaillants, a-t-on constaté sur place.

Selon les fabricants, cette hausse de 500 GNF qui intervient serait consécutive à l’augmentation du prix de la farine, constituant de base pour la production de cet aliment à très forte consommation citoyenne.

Ce nouveau prix qui est entré en vigueur ce jeudi 30 janvier 2020, a eu comme effet immédiat, la diminution de la clientèle au niveau de tous les tabliers de pain à Kankan.

«Vraiment cette augmentation du prix du pain a diminué le nombre de nos clients. S’ils viennent trouver que le prix du pain a augmenté, c’est vraiment difficile pour eux d’en acheter et cela va avoir un impact  négatif sur nos recettes», se plaint Rokiatou Kaba, vendeuse de pain au carrefour Lambert de Kankan.

Pour elle, les boulangers sont responsables de cette montée du prix de la miche de pain à Kankan. Et elle invite ceux-ci à revoir le prix à l’initial.

« Vraiment si les boulangers ne nous aident pas dans ce problème de pain et qu’ils ne le ramènent à son prix initial, ça risque de se compliquer pour nous. Ce sont eux qui ont augmenté les prix,  alors qu’ils rabaissent encore le prix. C’est ça qui nous fera vraiment plaisir», a-t-elle clamé.

Contacté à plusieurs reprises pour donner des explications précises sur les raisons qui ont conduit à cette augmentation, les responsables de la coordination régionale des boulangers de Kankan, n’ont pas voulu répondre à nos questions.

Néanmoins, ce sont quelques gérants des fours de fabrication artisanale de pain, qui nous ont soufflé, qu’une subite augmentation du prix de la farine survenue récemment, serait l’unique explication de cette hausse du prix du pain à Kankan.

Enfin, il faut noter que devant cette hausse, les citoyens de la ville, impuissants préfèrent eux, tourner leurs regards vers les autorités dans l’espoir que ces dernières, leur viennent en aide.