Kankan : les bouviers étrangers et leurs troupeaux de zébus sommés de quitter la région

mai 13, 2019 2:25

Les autorités administratives de la région de Kankan ne semblent plus accepter la présence massive des troupeaux de zébus sur leur territoire. En tout cas, le gouverneur Mohamed Gharé s’est montré assez ferme le weekend dernier, en intimant aux administrateurs territoriaux de son ressort à faire évacuer sans délai ces animaux venant de la République voisine du Mali.

Selon le gouverneur de Kankan, les troupeaux de zébus de plus en plus présents dans certaines collectivités de la région, seraient à l’origine de l’aggravation du phénomène de changement climatique caractérisé ces temps-ci par une forte canicule.

« Avant dans l’élevage bovin, nous ne connaissions que la race N’dama qui n’avait pas trop d’impacts sur notre environnement. Mais depuis quelques temps, nous constatons une arrivée massive des troupeaux de zébus qui sont très voraces et donc très destructeurs des cultures et de la végétation. Ces animaux sont une source d’aggravation du changement climatique que nous connaissons de nos jours », accuse le général Mohamed Gharé.

Fort donc d’un arrêté du ministre de l’Elevage interdisant la présence de ces animaux sur le territoire guinéen, le gouverneur de Kankan a demandé aux maires et sous-préfets de la région, de les renvoyer sans délai de leurs localités.

Le général Gharé n’a pas envie de connaître la mésaventure de l’ex-gouverneur de la région N’Zérékoré quand il lui a été demandé par le président de la République de faire déguerpir ces troupeaux de Zébus de la zone de Beyla.

C’est pourquoi en termes de disposition, le gouverneur envisage des enquêtes approfondies dans les zones abritant les troupeaux de zébus qui seront suivi d’un déploiement des agents des services de sécurité afin d’interpeller les complices de l’arrivée des bouviers maliens, menace le gouverneur Mohamed Gharé.

La rareté de l’eau et des pâturages dans les pays sahéliens frontaliers de la Guinée les font migrer de plus en plus vers certaines préfectures. Ce qui, ces derniers temps, exacerbent les conflits entre agriculteurs et éleveurs dans ces localités.