Kankan : malgré les dénonciations, les rackets policiers continuent !

janvier 26, 2019 5:50

Les détenteurs d’engins roulants (automobiles et motocycles) du centre-ville de Kankan continuent encore de faire l’objet de rackets de la part de certains agents de la police routière.  Censés régulariser la circulation routière à certains ronds-points de la ville, ces agents se livrent à longueur de journée à de véritable spoliation des usagers pour se mettre pleine les poches.

Et les carrefours souvent quadrillés sont les ronds-points de la poste, du grand marché Lofeba, du carrefour Lambert entre autres. Là,  les usagers sont immobilisés soit par des coups de sifflet ou à la suite de courses poursuites à pied des motocyclistes récalcitrants et ou par le retrait brutal des clés des contacteurs des engins à deux roues.

Exacerbés par ces rackets, certains usagers généralement des jeunes motocyclistes n’hésitent plus à tenir tête à ces agents véreux.  Ce qui souvent se dégénère en bataille rangée entre policiers et jeunes usagers de la route à ces carrefours de la ville de Kankan.

C’est pour mettre fin, nous dit-on, à ces pratiques que les responsables locaux des services de sécurité de Kankan autour du préfet, Aziz Diop, ont tenu en début de semaine, une réunion.

A cette occasion, le nouveau patron du commissariat spécial de la sécurité routière de Kankan, le colonel Jérôme Kolié, a promis de mettre de l’ordre aussi bien dans les rangs de la police routière que chez les usagers de la route.

Selon lui, avec le commissariat spécial de la sécurité routière,  des disposions seraient mises en œuvre pour non seulement sécurisé la circulation routière mais aussi appliquer les lois en vigueur contre les agents de la police routière qui ne joueraient pas leurs rôles.

Mais avant et à en croire au préfet Aziz Diop qui promet, en outre, d’accompagner l’initiative,  une campagne de sensibilisation sera enclenchée dès la semaine prochaine.

En attendant, les détenteurs d’engins roulants surtout les motocyclistes dans la commune urbaine de Kankan continuent d’être spoliés de leur argent par des agents de police sous prétexte d’un contrôle qui n’en est pas un.