Kankan : privées de leurs places, les femmes du Marché de Sogbè s’adressent à Alpha Condé

0
1416

Plus d’un an après les travaux de rénovation qui ont été entièrement financés sur des fonds alloués par  L’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), la plus grande place de commerce à Kankan après le marché central de Dibida, le marché Sogbè, situé dans le quartier du même nom dans la commune urbaine, n’est toujours pas opérationnel.

La situation  devient de plus en plus harassante, pour de nombreux commerçants notamment des femmes étalagistes qui  pour continuer à joindre les deux bouts, occupent en ce moment avec leur marchandises, les trottoirs qui se trouvent aux alentours.  Elles demandent aujourd’hui, une implication  du chef de l’Etat pour les libérer de leurs souffrances.

Si elles ont accepté d’évacuer ce marché, c’était uniquement pour permettre aux autorités communales de mener à bien, sa rénovation. Aujourd’hui que cela est chose faite, Sitan Camara, a du mal à comprendre pourquoi on ne leur redonne pas leurs places.

«  Nos difficultés sont énormes ici. Nous n’avons pas de place fixe. Du matin au soir, les femmes ne font que se disputer pour les petites places du trottoir. Nous sommes trop nombreuses  pour contenir toutes à l’extérieur. Nous sommes allés vers le maire Mory Kolonfo Diakité, avant la finition des travaux pour ce problème, il nous a promis que le marché sera à notre disposition après sa rénovation. Mais jusqu’ici, ça fait plus d’un an, et il n’en est rien. Nous leurs demandons de rendre opérationnel ce marché, parce que nous vivons une situation très difficile», a-t-elle déploré.

Face à la sourde oreille des autorités locales, c’est désormais au chef de l’Etat Alpha Condé, que Djouba Konaté, vice-présidente du collectif des dames étalagistes du marché Sogbè, adresse son cri de détresse.

« Nous n’attendons plus rien  des autorités locales. Nous sommes arrivés à bout de souffle avec eux. Maintenant c’est au professeur Alpha Condé que  nous lançons cet appel. Parce que nous voulons qu’on nous restitue nos places. Ces autorités qui exercent son pouvoir y compris même les ministres du gouvernement, ne se préoccupent pas du tout de notre condition. Ils ne font que détourner des milliards pour s’offrir du luxe en construisant des immeubles. Le seul marché dans lequel nous, nous nous débrouillons pour nourrir nos familles respectives, ils refusent de la remettre à notre disposition. C’est vraiment déplorable. Alors nous demandons au président son implication direct pour l’ouverture de ce marché », a-t-elle lancé.

A signaler qu’aucune autorité communale, en absence du maire Mory kolofon Diakité qui aurait en personne ce dossier entre les mains, n’a accepté de se prononcer sur cette affaire. Nos multiples tentatives, pour joindre ce dernier sont restées vaines.