Kassory Fofana : « Nous avons les taux de pression fiscale les plus bas en Afrique »

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Le Premier ministre chef du gouvernement a officié l’ouverture du Centre de gestion agréé (CGA) de Ratoma ce vendredi 13 septembre 2019. Une occasion qui a été saisie par Ibrahima Kassory Fofana pour inviter les opérateurs économiques à s’organiser en vue de bénéficier de l’accompagnement des banques internationales.

D’entrée, le locataire du Palais de la Colombe a salué cette démarche d’initiation des CGA qui, selon lui, visent à régler un des paradoxes de l’économie guinéenne. Car, pour Kassory Fofana, c’est un paradoxe d’avoir un secteur informel plus important que le secteur formel.

« Il n’y a qu’en Guinée qu’on peut voir ça. La création des richesses dans ce pays et la création d’emplois reposent essentiellement sur le secteur formel. Nous devons changer cela. (…). On doit changer parce que nous avons les taux de pression fiscale les plus bas en Afrique. Ce qui freine l’élan de développement du pays pour booster les croissances et réduire la pauvreté », a révélé le Premier ministre.

Aux dires du chef du gouvernement, la Guinée atteint à peine 13% de pression fiscale par rapport au PIB, alors que la moyenne sous-régionale se situe autour de 18%. « Notre objectif, conformément aux instructions du président de la République, est d’arriver très rapidement à renverser cette tendance pour dégager des marges budgétaires qui permettent d’impulser la croissance et le développement, et réduire conséquemment l’extrême pauvreté dans le pays », a-t-il affiché.

Tout en invitant les opérateurs économiques à la migration de l’informel vers le formel, Ibrahima Kassory Fofana a annoncé la disponibilité de colossaux montants dont la disponibilité obéit à un certain nombre de critères.

« Pour citer les ressources et concours extérieurs disponibles au titre de différentes aides, je puis vous dire que nous sommes à 300 millions de dollars US disponibles pour le secteur privé. Mais on ne peut pas les distribuer n’importe comment. Les bailleurs de fonds exigent un minimum », a conclu le Premier ministre.