Kindia : le métier de taxi-moto très prisé par les jeunes diplômés sans emploi 

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Dans la ville de Kindia, plusieurs jeunes diplômés sans emploi font le taxi moto pour subvenir à leurs besoins. Ils passent l’essentiel de la journée sous un soleil de plomb à exercer ce métier. Ils aspirent tous à vivre du fruit de leur labeur. C’est pourquoi, plusieurs jeunes diplômés sans emploi s’orientent vers ce secteur des transports.

Dans cette ville, cette activité génératrice de revenus est beaucoup prisée. Cependant, elle manque d’organisation interne. A cela, les conducteurs de ces engins à deux roues ne se comprennent souvent pas avec les passagers qui les taxent de délinquants quand ils sont sur la moto. Et ce, malgré de nombreux sacrifices et risques qu’ils prennent pour permettre aux citoyens de se déplacer facilement.

« Ce métier est un métier très risqué pour nous. Mais puisqu’il n’y a pas de travail en tant qu’étudiant diplômé sans en emploi, on n’a pas le choix. Nous sommes victimes de beaucoup de choses telles que le harcèlement de nos clients, les policiers mais aussi les bandits. Ensuite, les propriétaires des engins ne nous font pas de cadeau. On court derrière la recette qui nous crée d’énormes problèmes. Il y a aussi les accidents de route. C’est vrai parmi nous il y a des mauvaises graines mais on se bat pour notre survie », nous confie Aboubacar Touré, un  conducteur de taxi moto.

Pour sa part, Facinet Sylla qui exerce ce métier depuis deux ans, raconte : «joindre les deux bouts n’est pas facile. Actuellement, il y a plein de motos dans la circulation. Difficilement, on gagne 50 mille par jour. Il faut déposer 30 mille comme recettes ; entretenir la moto. A cela, il faut ajouter les tracasseries policières et les dépenses en famille ».

 

Selon nos informations, Kindia est la seule préfecture dans le pays qui n’a  pas, jusqu’ici, appliqué la décision du département en charge des transports portant sur la règlementation et l’organisation de taxi moto en Guinée.