Kindia : le pont de Linsan sur le point de céder

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Le pont de Konkouré dans la sous-préfecture de Linsan est dans un état critique. Cet ouvrage de franchissement qui date de l’époque coloniale, est aujourd’hui fissuré. Ce qui empêche les véhicules de passer. Comme ce fut le cas ce jeudi nuit matin. Pour permettre aux véhicules de passer, les chauffeurs ont cotisé 20 mille francs chacun pour acheter des planches pour pouvoir boucher le trou.

Construit en 1932, le pont de Konkouré à Linsan, ville frontalière à la Basse-Côte et qui relie le reste du pays, est actuellement impraticable. Aujourd’hui cet ouvrage de franchissement ne fait plus l’affaire des usagers encore moins des habitants de Linsan. Il est sur le point de céder.

Interrogé, Lansana Bangoura, sous-préfet de Linsan explique : «ce pont a complètement lâché et si les dispositions ne sont pas prises à temps, il va céder sans délai. C’est un pont international qui relie la Basse-Côte au pays profond et même aux pays voisins. Depuis la nuit dernière, des embouteillages interminables sont enregistrés de part et d’autre. J’ai informé mon hiérarchie sur la situation »

A en croire les autorités de cette localité, depuis leurs arrivées aux affaires, elles ont envoyé pas mal de correspondances aux autorités en charge des travaux publics mais en vain.

« Nous avons toujours écrit au ministère des Travaux Publics mais aucune disposition n’a été envisagée dans ce sens. La nuit dernière la circulation a été  bloquée. Il a fallu le syndicat des transporteurs a décidé d’acheter les planches  pour venir colmater la fissure  afin de permettre à certains véhicules de traverser», a-t-il indiqué.

A rappeler que l’état de cet ouvrage a provoqué ces derniers jours des embouteillages monstrueux comme en témoigne cet usager toujours bloqué depuis ce jeudi matin : nous sommes arrivés ici à 4heures du matin et jusqu’ici rien ne va. Maintenant nous avons initié une cotisation. Chaque chauffeur a payé un montant de 20 mille francs guinéens pour qu’on donne aux menuisiers. Actuellement, il y a un bouchon qu’on observe avec impuissance », témoigne Sylla Mamadou, un usager.

En attendant que le tout nouveau ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté ne trouve la solution, les usagers, quant à eux, prennent leur mal en patience.