Kindia : Les déguerpis du Centre commercial « Sans Loi » abandonnés à eux-mêmes

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A quelques semaines de la saison pluvieuse, les déguerpis du Centre commercial ‘’Sans Loi’’, dans la commune urbaine de Kindia ne savent plus à quel saint se vouer.

Aujourd’hui, beaucoup parmi eux se débrouillent en bordure de routes. Cette situation préoccupe le président de la Chambre préfectorale du commerce, d’industrie et de l’artisanat à Kindia.

Pour Elhadj Ousmane Bodié Baldé, l’Etat doit agir avant les grandes pluies.  Déguerpis depuis le 11 novembre 2020, ces commerçants s’inquiètent. Ce dimanche 25 avril 2021, le président de la chambre préfectorale du commerce, d’industrie et de l’artisanat de Kindia est revenu sur leur situation actuelle.

« Nous sommes dans une situation horrible, il y a le manque de places. A Kindia ici, plus de 2 500 commerçants s’exposent aux intempéries de la nature et aux risques d’accidents. Avec l’arrivée de la saison pluvieuse, nous aurons d’énormes pertes et notre santé sera également menacée.

Depuis qu’on a été déguerpis, il y a de cela 6 mois 11 jours, la majorité a du mal à trouver là où continuer les activités’’ explique Elhadj Ousmane Bodié Baldé.

 

Après la rémise officielle du grand marché de Kindia par le ministère de l’Administration du territoire, les anciens pensionnaires du Centre commercial sans-loi ont bénéficié de plus de 100 places.

Pour Elhadj Ousmane Baldé, l’effort de l’Etat est salutaire mais il doit agir avant les grandes pluies.

‘’Le gouvernement a fait un effort de reconstruire notre marché. Nous avons eu la chance de gagner plus de 103 places mais jusqu’à present, les places sont fermées. Ils ont dit qu’ils ne peuvent pas nous les donner d’abord tant que les vendeurs de poissons n’ont pas regagner leurs places. Nous voulons que le gouvernement arrive à nous aider, qu’il nous vienne en aide, nous souffrons et nous avons du mal à exercer nos activités. Pourtant, sans nous les commerçants, rien ne peut marcher. C’est nous qui payons toutes les catégories d’impôts. Donc nous demandons humblement à l’Etat d’agir avant la saison pluvieuse’’, demande-t- il .

Il faut noter que depuis la fermeture du Centre Commercial, le lieu est toujours gardé par des militaires.