Kindia : près de mille hectares de champs de maïs dévastés par des chenilles légionnaires

0
339

A Kindia, près de mille hectares de champs de maïs ont été dévastés par des chenilles légionnaires dans la plupart des communes rurales de la préfecture. Comme l’année dernière, le phénomène persiste toujours, mais il est actuellement stationnaire grâce à l’utilisation de certains produits vitaux.

Les producteurs de maïs de la préfecture sont tristes. De nombreux champs de culture ont été quasiment  dévastés par des chenilles légionnaires.

Selon le directeur préfectoral de l’agriculture de Kindia, 972 hectares de maïs ont été dévorés par ces insectes nuisibles qui attaquent les feuilles des maïs et progressivement détruit aussi les bourgeons. « Les services techniques de la direction préfectorale de l’agriculture ont été déployés au niveau de toutes les communes rurales de Kindia.  La démarche consiste à partir de secteur en secteur afin d’évaluer les superficies atteintes par ces chenilles dévastatrices et ce sont ces données que nous sommes en train de recueillir au jour d’aujourd’hui. Sur les 10 communes rurales de Kindia, nous avons reçu les données des six localités qui font les 972 hectares dévastés par ces insectes. Pour le moment, on n’a pas trouvé un moyen radical pour détruire ces ennemis mais on se bat auprès de nos partenaires qui ont pris à bras le record cette situation », affirme Aboubacar 2 Camara.

 « Ces chenilles légionnaires sont des insectes très nuisibles qui nous créent d’énormes difficultés en détruisant nos champs. Nous sommes très inquiets par rapport à l’invasion de ces chenilles dans la région », s’est inquiété Alsény Camara, producteur de maïs dans le secteur de Kignéra située dans la sous- préfecture de Friguiagbé.

Localement, ces producteurs ne disposent aucun moyen pour freiner l’élan de ces insectes dévastateurs. Mais ils mènent tout de même quelques démarches techniques pour mettre des données de bases fiables à la disposition de la direction nationale des végétaux et des denrées stockées.

« Au début, on pensait que ces chenilles s’attaquaient seulement aux champs de maïs mais nous constatons maintenant qu’ils s’intéressent aussi aux feuilles de piment, des aubergines et à la culture maraichère. A notre niveau nous n’avons pas les moyens pour agir directement. Quand on a une catégorie d’ennemis de ce genre, il faut utiliser une technique appropriée afin de tuer ces insectes sans détruire la plante elle-même », ajoute le directeur préfectoral de l’agriculture.

Au regard de ces dégâts causés par ces insectes dévastateurs, ces producteurs  lancent un appel pour un appui technique au département de l’agriculture pour éradiquer ces insectes.