Kindia : un militaire de Samoreya en service au Parlement, attaqué par des coupeurs de route

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Photo d'archives

Le phénomène de l’insécurité est loin de connaître son épilogue dans la région administrative de Kindia. Ce samedi 6 février, aux environs de 5 heures du matin, un militaire en service au Camp Samoreya, détaché à l’Assemblée nationale, a été la cible d’une attaque des hommes armés. L’acte s’est passé sur la route nationale numéro 1 Kindia-Conakry, plus précisément dans la sous-préfecture de Damakania.

Depuis son lit à l’hôpital régional de Kindia, la victime, le sergent-chef Zobala Bilivogui revient sur son odyssée : « je devrais partir à Conakry pour reprendre mon service. J’ai pris ma moto et je suis venu les dépasser au niveau de la contournante de Kindia. C’était entre 4 heures et 5 heures du matin. Je pensais que c’était des conducteurs de taxi-moto. Ils m’ont suivi jusqu’à la rentrée de l’université juste au niveau du petit pont. Ils étaient trois à moto. Celui qui était derrière, avait une arme de marque PMA4. C’est quand ils m’ont braqué que je me suis rendu compte qu’ils sont des bandits.

C’est ainsi que j’ai aussitôt tourné ma moto pour rebrousser chemin. Ils m’ont poursuivi jusqu’au niveau du carrefour de l’hôtel Morenga, en face d’une mosquée qui commençait à être ralliée par des croyants. Parce qu’il était l’heure du Fajr. Il faut préciser qu’à cet endroit, l’état de la route est complètement dégradé. C’est à ce niveau ils m’ont exactement rattrapé. Aussitôt ils ont commencé à faire des tirs de sommation qui m’ont contraint à garer. Ils ont aussi brusquement freiné à mon niveau avant de se jeter sur moi. Nous sommes tous tombés puis nous nous sommes relevés. Par la suite, il y a eu à nouveau des échanges de tirs entre le gang et moi. Des tirs qui ont semé la panique dans les rangs des fidèles qui priaient à la mosquée… Ayant compris ma détermination à leur résister durant ces échanges de tirs, celui qui était armé parmi eux, a décidé de me tirer dessus à bout portant et j’ai été atteint au bras gauche par une des balles. Une autre balle a frôlé une de mes oreilles. Cela m’a fait perdre l’équilibre et suis tombé. C’est en ce moment que j’ai crié aux coupeurs de route. Ce qui a coïncidé au passage d’un policier à bord d’un pick-up. Dès qu’ils ont compris qu’il s’agit d’un véhicule de la police, ils ont aussitôt pris la poudre d’escampette. C’est cet agent de police qui m’a transporté d’urgence à l’hôpital de Kindia. Ma moto n’a quand même pas pu être emportée. »